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Commerce extérieur
Produits de la mer : le déficit commercial de la France se creuse

La reprise des échanges de produits de la mer après le creux de 2020 est plus rapide pour les importations que pour les exportations, d’où une aggravation de notre déficit commercial.

© VP

3,272 millions d’euros, c’est le déficit commercial de la France pour les produits de la pêche et de l’aquaculture sur les neuf premiers mois de 2021, selon les données des douanes rapportées par FranceAgriMer. C’est 5 % de plus qu’en 2020 (3,115 millions) et 1 % de plus qu’en 2019 (3,244 millions).

La reprise de la consommation tire les importations

Les importations françaises en provenance du Royaume-Uni ont explosé pour les produits de la mer : +94 % par rapport à 2020 et +64 % par rapport à 2019. Le saumon est la principale espèce échangée (+ 129% en valeur sur un an et + 108 % sur deux ans). Néanmoins il faut prendre ces chiffres avec précautions, ils peuvent le reflet d’un changement des pratiques commerciales post-Brexit. C’est le cas dans la viande notamment où la hausse des envois traduit juste le fait que la France est une plaque tournante mais une part importante des volumes est réexpédiée.

Les importations françaises de saumon en provenance de Norvège ont progressé de 3 % en valeur sur un an, malgré la baisse des prix des saumons norvégiens (-8 %). En revanche celles de cabillaud ont plongé de 23 % sur un an et 36 % sur deux ans. Les crevettes tropicales tirent parti de la baisse de leurs prix à l’importation (-2 % sur un an, -6 % sur deux ans) et nos achats ont progressé de 11 % sur un an et 17 % sur deux ans. La chute des importations de thon surgelé (-18 % sur un an, -25 % sur deux ans) entraîne la baisse de 6 % des importations de thon dans l’ensemble.

Retour des débouchés export

Les exportations de produits aquatiques sont en hausse par rapport à 2019 et 2020 (+ 19 % en valeur par rapport à 2019 et + 38 % en valeur par rapport à 2020). Une croissance à relier avant tout aux envois de saumon, notre produit phare à l'export, qui ont doublé en valeur malgré la baisse des prix (-16 % sur un an). Les huîtres arrivent deuxième et augmentent de 40 % en valeur sur un an pour retrouver leurs niveaux de 2019. La coquille Saint Jacques clôt le podium avec des envois multipliés par deux en valeur grâce à une hausse de 15 % du prix moyen.

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