Prix des céréales : 2025 finit en hausse, 2026 commence en baisse
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs ont gagné un peu de terrain sur les dernières séances de marché en décembre (du 19 au 31). En revanche, ils perdent un peu de terrain sur la première semaine de janvier 2026 (du 2 au 5).
Les prix du blé tendre ont d’abord gagné du terrain avant d’en céder entre le 19 décembre et le 5 janvier.
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 19 décembre 2025, à 184 €/t sur la période décembre-mars. Il a ensuite clôturé à 188,50 €/t pour la semaine se terminant le 29 décembre avant d’afficher 186 €/t pour la première semaine de janvier se terminant elle le 5 janvier. Globalement, sur la totalité de la période, les contrats à terme de référence sur le Cbot à Chicago et sur Euronext ont gagné un peu de terrain. Les incertitudes liées à la géopolitique internationale (intervention US au Venezuela, tensions en Iran et continuation du conflit russo-ukrainien…) ont marqué les opérations de marché en cette fin d’année, qui a cependant aussi intégré l’absence de nombreux opérateurs sur les marchés. Les vendeurs, comme les acheteurs, n’ont pas tellement animé les échanges et sont revenus au marché à partir du 5 janvier 2026. Ils suivent désormais aussi la météo dans l’hémisphère sud, avec des bonnes conditions au Brésil mais de la sécheresse en Argentine et des pics de chaleur en Australie. Le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer reparaîtra le 13 février (semaine 6). Le prochain rapport Wasde sur l’offre et la demande agricoles mondiales de l’USDA paraîtra lui le 12 janvier.
Les cotations du blé dur ont reculé, sur un marché inactif
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, valait, le 5 janvier 2026, 240 €/t, à l’identique de la semaine précédente et en recul de 2,50 €/t par rapport à la semaine précédente. Le marché français est inactif, en raison de l’absence des opérateurs (période de fêtes et manque de demande).
Les cours de l’orge fourragère ont progressé sur l’ensemble de la période
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 19 décembre 2025, 185 €/t sur la période janvier-mars. Ce prix a grimpé jusqu’à 189,50 €/t la semaine suivante avant de se tasser un peu et de redescendre sur les 187 €/t pour la semaine se terminant le 5 janvier 2026, dans le sillage du blé tendre. En cette période tronquée par les fêtes de fin d’année, l'activité sur le marché physique a été morose.
Pas de prix pour les orges de brasserie
En orge de brasserie, les prix sur le marché physique français étaient incotés ou non parvenus pour la période allant du 19 décembre au 5 janvier. Pour mémoire, les dernières cotes affichaient 183 €/t pour l’orge brassicole d’hiver et 187 €/t pour celle de printemps. Après l'annonce la semaine dernière de la fermeture définitive des deux dernières malteries du groupe Soufflet en Allemagne, c'est au tour de Boortmalt du groupe Axéréal de fermer définitivement quatre sites (en arrêt d'activité depuis quelques mois), deux dans l'Union européenne et deux en Australie, et de fermer provisoirement sa malterie hongroise. Dans l’Est de la France, on rapporte des déclassements d’orge d’hiver en fourragère. Les agriculteurs commencent à vendre aux fabricants d’aliment. Le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer reparaîtra le 13 février 2026.
Les cotations du maïs se sont à nouveau repliées, sur fond de stocks importants dans le monde
Comme pour le blé tendre et l’orge fourragère, les prix du maïs en France ont connu une semaine plutôt en hausse sur la fin d’année 2025 avant de céder un peu de terrain en ce début de mois de janvier. Au bilan, la tonne de maïs a progressé de 1 €/t sur la période allant du 19 décembre (180 €/t) au 5 janvier (181 €/t). Rappelons que les volumes récoltés en 2025 en France sont en recul de 8,4 % par rapport à 2024, selon Agreste et que les exportations françaises vers l’Union européenne et les pays tiers ont été revues en hausse par FranceAgriMer. La présence d’un stock de maïs oriente le marché à la baisse. La dernière semaine de l’année s’est avérée morose en termes d’opérations de marché en raison des séances tronquées par les fêtes de fin d’année. A l’international, les toutes dernières exportations hebdomadaires états-uniennes se sont affichées au-dessus des attentes des opérateurs sur la semaine se terminant le 25 décembre. La demande en maïs états-unien profite encore du dynamisme de la demande mondiale, dans l'attente des récoltes sud-américaine.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.