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Principaux enseignements de l’Observatoire des prix et des marges

La marge nette du rayon charcuterie est de 8,9% en GMS, alors que les industriels n'affichent qu'un résultat courant de 2,8% du chiffre d'affaires, déplore la Fict.
© DR

Syndicats agricoles et industriels de la charcuterie ont déjà commenté les résultats du 6e rapport de l'Observatoire des prix et des marges rendus publics le 11 avril. Décryptage.

Le 11 avril, l’Observatoire de formation des prix et des marges des produits alimentaires a rendu public son 6e rapport pointant une stagnation des prix à la production agricole (à +0,3 %) en 2016. Une situation qui masque un recul des prix du lait, des bovins viande, du blé tendre et du blé dur, compensé par une progression des prix du porc, des fruits et des légumes. « Il n’y a pas beaucoup de producteurs agricoles qui, aujourd’hui, couvrent la réalité de leurs coûts de production », a commenté Philippe Chalmin, président de l’Observatoire, en avant-propos du rapport. Jeunes Agriculteurs et chambres d’agriculture se sont offusqués dans un communiqué que pour 100 € de dépenses alimentaires, seulement 6,20 € de valeur ajoutée reviennent à l’agriculteur, selon le rapport. Les industries alimentaires capteraient 11,70 €, la restauration 13,90 € et le commerce 15,40 €.

Concernant les comptes des IAA, sur les neuf premiers mois de 2016, l’abattage-découpe de gros bovins présente un résultat courant stable de 9 centimes d’euro par kilogramme de carcasse, alors que l’abattage-découpe de porcs s’améliore légèrement passant de 0 à 2 centimes d’euro par kilogramme. Les comptes de l’industrie de la charcuterie (connus pour 2015) s’améliorent un peu avec un résultat courant de 2,8 % du chiffre d’affaires. L’Observatoire ne livre que les résultats de 2014 pour l’industrie laitière (quasi stable à 3 %), l’industrie des pâtes alimentaires (+2 points à 5,5 %) et la meunerie (-0,7 point à 2,1 %).

Marges dans la charcuterie : « déséquilibre flagrant »

Pour les GMS, l’analyse porte sur 2015 et montre une situation variable suivant les rayons avec des secteurs rentables – la charcuterie et la volaille (marge nette à +8,9 %), les fruits et légumes (+2,8 %) et les produits laitiers (+2 %) – et à l’inverse des rayons boucherie (-2,9 %), marée (-8 %), boulangerie-pâtisserie-viennoiserie (-0,3 %).

Des résultats qui ont fait bondir la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes (Fict). « La comparaison entre les marges de l’industrie de la charcuterie et de la distribution montre un déséquilibre flagrant : 79 centimes au kilogramme pour les GMS contre 16 centimes au kilogramme pour l’industrie charcutière », s’indigne-t-elle.

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