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Poursuite de la baisse des prix à l’industrie alors que l’activité ralentit en mai

L’évolution des prix des œufs français, au 30 avril 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la Cotation œuf français. Cette nouvelle cotation des œufs tout-venant a été élaborée en concertation avec les opérateurs de la filière. Elle se décline sur deux spécifications : conditionnable et non conditionnable. Les œufs de code 2 seront cotés dès que les volumes échangés le permettront.

des oeufs transformés en ovoproduits
Comment évoluent les prix des oeufs ?
© CNPO

Œuf conditionnable :  Sur le marché de l’œuf calibré de code 3, le commerce restait décevant pour bon nombre d’opérateurs. Ils rapportent des commandes grossistes très calmes à Paris alors que la capitale sera en partie vidée pour les ponts, ainsi qu’un flux ralenti vers les boulangeries-pâtisseries. Voulant se mettre à jour avant le férié dans ce contexte, plusieurs opérateurs ont accepté des concessions de prix sur la semaine. Néanmoins, le regain d’activité des zones de villégiatures compense, pour certains opérateurs, la baisse de la demande des métropoles. 

En tout-venant vers le conditionnement, les taux de service s’améliorent, et les opérateurs constatent un retour à des volumes plus normaux des commandes. En alternatif, le marché demeure toujours plus tendu avec des échanges spot inexistants. 

Sur le marché européen, les prix baissent toujours. La baisse s’accentue en Belgique et aux Pays-Bas. Très prononcée la semaine dernière en Allemagne, elle semble se modérer cette semaine. 

 

Œuf non conditionnable : Le marché des œufs destinés à l’industrie continue de se tasser, avant tout car les casseries et leurs clients utilisateurs d’ovoproduits ont moins de besoins avec des fermetures d’usine et des baisses de fabrication avec les fériés en mai, d’autant plus que ce sont des vendredis. En face, l’offre est plus présente sur le code 3, d’où des prix qui continuent de s’orienter à la baisse, avec quelques échanges qui sont même repassés sous la barre des 2 €/kg. Certains opérateurs rapportent par ailleurs des offres agressives de Pologne et d’Espagne, et jugent que c’est par effet domino de la hausse des importations pays tiers (Ukraine et Turquie). À noter par ailleurs un flux d’import d’ovoproduits en provenance des États-Unis. 

L’alternatif résiste mieux, avec toujours des manques en code 2, de plus en plus demandé par les utilisateurs d’ovoproduits et toujours un flux d’import. Néanmoins quelques transactions ont été réalisées sur le marché spot cette semaine sur des volumes très réduits. 

À noter, deux cas de grippe sur les sept derniers jours, à Nohic (83 Var) dans des poulets de chair et en canards PAG à Coulounieix-Chamiers (24 Dordogne). Un arrêté publié au journal officiel du 26 avril a fait passer le niveau de risque épizootique d’influenza aviaire hautement pathogène d’élevé à modéré sur l’ensemble du territoire métropolitain.

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