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Commerce international
Pourquoi les échanges mondiaux de produits laitiers ralentissent

Les volumes de produits laitiers échangés au premier semestre 2022 étaient inférieurs à ceux de la même période de 2021.

Pourquoi les échanges mondiaux de produits laitiers ralentissent
© VP

Le commerce international des produits laitiers s’est montré moins tonique au premier semestre 2022 qu’un an plus tôt, rapportent les analystes d’Ami. Les ventes des dix plus grands exportateurs ont reculé de 5 % en équivalent lait. C’est la poudre de lait entier qui affiche le recul le plus net, avec une baisse de 18 % des volumes, à relier avec la chute de 23 % des envois de la Nouvelle-Zélande qui en est le premier exportateur mondial. Les exportations européennes ont reculé de 17 % dans le même temps tandis que des exportateurs moins importants comme l’Argentine, l’Australie et les États-Unis ont vu leurs envois progresser. Les échanges de poudres de lait écrémé ont reculé de 5,5 % en parallèle, tandis qu’à l’inverse le fromage résistait (+0,9 %) et le beurre progressait (+8,9 %).

Ces replis s’expliquent avant tout par la hausse des prix mondiaux qui a contribué à accentuer la prudence des acheteurs, mais aussi par les perturbations du trafic maritime international. Une nette partie du repli des volumes est à mettre sur le compte du retrait de la Chine des achats, mais d’autres pays, comme le Sri Lanka, ont aussi ralenti leurs importations de produits laitiers.

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