Aller au contenu principal

Porc : une hausse des cours à répercuter

© Claudine Gérard / Réussir

Porc : La fin janvier se place sous le signe de la fermeté pour les filières porcines européennes. La hausse de la cotation allemande mercredi (+5 centimes) s’est répercutée le lendemain en Belgique. Une augmentation des prix néerlandais est aussi attendue ce jour. En cause, des disponibilités en élevage plus modérées qu’en début de mois, pour une demande régulière et plus correcte pour la période. Certes, la demande communautaire n’est pas euphorique et des difficultés de revalorisation persistent, mais en parallèle, l’activité export reste assez tonique. Un constat qui tend à soutenir les tarifs espagnols. Malgré une offre plus large que dans les autres états membres, le cours moyen a repris 1,7 centime jeudi, encouragé par la fluidité du commerce ainsi que par l’orientation des concurrents du Nord. Seul le prix d’acompte danois continue de jouer la carte du maintien.

Ce mouvement de hausse peut se poursuivre ces prochains jours. Aucun retour de l’offre n’est envisagé, aucun net ralentissement de la demande ne semble probable. L’ampleur de la progression dépendra avant tout du niveau de réassort des abattoirs, lui-même déterminé par la capacité des industriels à revaloriser leurs prix de vente.

Porcelet : Les cours européens ont oscillé entre maintien aisé (Espagne, Danemark) et nouvelle hausse (Allemagne, Belgique, Pays-Bas). Si les niveaux atteints incitent les acheteurs à la prudence, la faiblesse de l’offre reste de rigueur et entretient la fermeté. Une tendance qui devrait se prolonger, au regard des enquêtes cheptel de fin 2016. À la baisse des effectifs truies et porcelets en Allemagne s’ajoute le recul de 3,6 % des porcelets de moins de 50 kg au Danemark, selon le Marché du porc breton, qui précise qu’en Espagne, du fait de nombreux abattages en semaines 51 et 52, le manque de porcelet est aujourd’hui patent. D’autres pays affichent aussi une offre très limitée, comme l’Italie qui a importé en près de 800 000 porcelets en 2016 contre 315 000 trois ans plus tôt.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio