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Viande
Porc : le prix français devrait continuer à grimper

Après un mois de janvier stable, le cours du porc en France a entamé une tendance haussière depuis la mi-février, ce qui devrait se poursuivre sur les prochains mois.

Evolution du prix de base 56 TMP

Si le prix du porc breton n’a pas suivi la frénésie des autres marchés européens en mars, il a vite rattrapé son retard en avril, progressant de 18,3 centimes d’euro et dépassant même sa moyenne quinquennale pour cette période. Une tendance qui s’explique notamment par le creux saisonnier de production. « Sur les deux dernières semaines du mois, l’activité a chuté brusquement de près de 20 000 porcs », indique le Marché du porc breton. Ce repli de l’offre française est à mettre en lien avec la fermeture des élevages sans reprise. Une tendance qui pourrait perdurer en raison des départs en retraite, mais aussi à cause de la faible rentabilité économique des exploitations de porcs. D’autant plus que la flambée des prix des matières premières se poursuit au premier trimestre.

En mars 2021, le prix de l’aliment Ifip atteignait son plus haut niveau depuis fin 2013. Par ailleurs, la forte demande asiatique a aussi permis de soutenir le cours. Ainsi, en février, les envois vers l’empire du Milieu ont bondi de 131 % sur un an, rapporte Agreste. Depuis janvier, la Chine représente le tiers des débouchés à l’exportation de la viande porcine française (hors abats), en volume comme en valeur.

Le prix français devrait rester ferme

À 1,54 euro/kg début mai, le cours hexagonal se hisse désormais à la deuxième place des références européennes, devançant les prix danois et allemands. Le prix français devrait rester ferme sur les prochains mois compte tenu de l’offre mesurée, de l’intensité de la demande chinoise et de la hausse du coût de l’aliment qui se poursuit. Et ce, d’autant plus que la réouverture des restaurants laisse présager de meilleures perspectives de consommation sur le marché intérieur.

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