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Porc : à la Cooperl, le calme est-il revenu ?

Au sein de la Cooperl, la séquence de contestation qui a agité la première coopérative porcine de France en juin semble close, mais pourrait se traduire par le départ d’adhérents.   

Siège social de Cooperl. © Cooperl
Le calme est-il vraiment revenu à la Cooperl ?
© Cooperl

A la Cooperl le calme semble revenu mais pour combien de temps ? Alors que plus de 300 adhérents avaient annoncé en juin vouloir profiter de l’assemblée générale de la première coopérative porcine de France pour dénoncer « l’opacité de la gouvernance et la stratégie de Cooperl Arc Atlantique », les contestataires n’ont pas obtenu gain de cause. « L'assemblée générale s’est bien déroulée et les adhérents ont pu exprimer leur choix », a ainsi assuré Mathieu Pecqueur, responsable des relations extérieures à la Cooperl. L'accent est désormais mis sur les projets futurs.  

Une AG de Cooperl qui n’a pas satisfait les contestataires 

De leur côté, des opposants interrogés par Les Marchés et souhaitant garder l’anonymat ne sont pas du même avis. « Au cours de l’AG, tous les points de notre projet ont été désapprouvés par le président de la Cooperl. Il n’a pas voulu entendre ce que nous lui disions. Nous voulons bien entendre que certains points de notre projet sont contestables mais pas tous. Nous avons ressenti un véritable je-m’en-foutisme ! La Cooperl s’est vraiment montrée critique à l’égard du Marché du porc français (MPF) ». Parmi les différents projets portés par les contestataires, le retour au MPF figure en deuxième position. Depuis que la coopérative a quitté le Marché, les contestataires soutiennent être « payés sur un prix fixé par la Cooperl, 1,95 €/kg. Cependant, cette dernière revend les porcs à Carrefour, Intermarché au prix du MPF. La Cooperl se fait de l’argent sur le dos des éleveurs. » Une critique que conteste Emmanuel Commault, le directeur de la Cooperl. « Depuis cinq ans, le prix payé par Cooperl à ses éleveurs n’est pas inférieur au prix moyen en France (référence FranceAgriMer), comme certains le croient », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse quelques jours avant l’AG.  

Des éleveurs qui veulent quitter Cooperl 

La séquence semble close, tout du moins pour le moment. Les contestataires ont affirmé renoncer à de nouvelles actions. « Elles nous ont coûté financièrement et en énergie, nous a expliqué l’un d’eux. Nous avons fait notre job en alertant les éleveurs de la Cooperl. Finalement, personne n’a gagné. Nous n’avons pas été entendus mais la Cooperl pourrait perdre quelques milliers de porcs, fin 2024 et fin 2025, dès que plusieurs contrats (quatre ans) prendront fin, car certains producteurs ne comptent pas renouveler leur contrat. C’est ce que je compte faire ! »   

Combien d’adhérents chez Cooperl ? 

Les contestataires ne sont pas parvenus à rassembler 10 % d’adhérents pour révoquer le conseil d’administration à l’occasion de l’assemblée générale, comme ils en avaient l’intention. « Du jour au lendemain, la Cooperl est passée de 3 000 à 4 660 adhérents. Ces nouveaux adhérents interrogent. Certains éleveurs nous ont rapporté avoir reçu une invitation à l’AG sans pour autant mener une activité », soufflent les contestataires. Une accusation écartée par Bernard Rouxel, président de la Cooperl, dans Les Echos du 26 juin. L’article mentionne qu’avant l'assemblée,  « la direction a en effet indiqué que le nombre de 3 000, bien qu'indiqué sur le site Internet, correspondait en réalité à celui des fournisseurs réguliers. Et non au total des adhérents qui, lui, s'établit à 4 600 ».  

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