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Coopérative
Porc : En baisse, Evel'Up incite à l’investissement

Malgré la baisse de ses ventes de porc (-3 % en 2021), la coopérative Evel'Up incite ses éleveurs à investir pour se moderniser, en s'équipant d'outils issus de la nouvelle technologie

© Pixabay

Evel’Up, second groupement de producteurs de porcs en France a perdu en un an 3 % de sa production à 3,6 millions de porcs commercialisés (583 millions d’euros de chiffre d’affaires sur un prix du Marché du Porc Breton (MPB) de 1,332 euro du kilo en 2021). Ils provenaient de 720 élevages situés à 85 % en Bretagne.

Une baisse qui s’explique par l’arrêt de 20 à 25 élevages pour 10 installations en 2021. Et d’un mouvement général de lente décroissance de la production porcine en France qui pourrait « atteindre 20 millions de porcs en 2025 contre 22,5 millions fin 2021 », précise David Riou, premier vice-président de la coopérative. Mais ce n’est pas la fin annoncée d’un porc à la française si les éleveurs modernisent leurs structures, est persuadé Evel’Up.

« Nos éleveurs investissent 65 millions d’euros par an et un dossier d’enquête publique sur deux déposés en France en porc proviennent de notre coopérative », souligne Philippe Bizien, président d’Evel’Up.

Besoin de revalorisation du porc

Les trois quarts fabriquent leur aliment à la ferme contre 62 % en 2018 pour abaisser leur coût alimentaire. Evel’Up milite aussi pour des élevages « cohérents », c’est-à-dire engraissant sur place tous les animaux nés dans l’élevage. Et met en avant l’atout des nouvelles technologies (robots de lavage, intelligence artificielle, etc.) dans le pilotage d’une exploitation porcine et la réduction des coûts énergétiques et vétérinaires.

Mais les élevages aux bâtiments les plus anciens (37 ans de moyenne d’âge) ne pourront pas forcément réaliser tous ces investissements. Aussi faut-il du prix, avec un Marché du Porc Breton revigoré par une offre plus importante. En mai, Evel’Up a été acteur en la matière. Il a convaincu les autres groupements à monter progressivement leurs apports au MPB pour consolider les cotations.

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