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Consolidation
À peine né, Eureden voit plus grand

En présentant ses résultats annuels, le groupe coopératif breton Eureden a affiché ses ambitions de développement. La croissance externe est clairement un axe.

De gauche à droite : Alain Perrin, directeur général, et Serge Le Bartz, président, d'Eureden.
De gauche à droite : Alain Perrin, directeur général, et Serge Le Bartz, président, d'Eureden.
© Eureden

En donnant naissance, le 1er janvier 2020, à Eureden (50 usines, 8 500 salariés), Triskalia et d’aucy (marques d’aucy, Paysan breton, Cocotine…) ont d’emblée affirmé leurs ambitions : devenir à terme le leader du « bien-manger » (moins de phytosanitaires, plus de bien-être animal) en visant une taille de 5 milliards d’euros en 2027 dans ses métiers phares : le légume appertisé et surgelé, les œufs et ovoproduits, la transformation de la viande, etc.

Pour ces deux coopératives, l’union puis la fusion, intervenue le 1er janvier 2021, étaient une évidence. « Il nous fallait atteindre une taille critique, à la fois pour mieux acheter et mieux vendre », explique le président d’Eureden, Serge Le Bartz. Marier les cultures de coopératives concurrentes n’avait pourtant rien d’évident. Mais le temps est à la consolidation de groupes coopératifs polyvalents par Région – Agrial en Normandie, Terrena en Pays de la Loire pour l’ouest de la France.

Amélioration des performances

Eureden revendique 19 500 adhérents qui exploitent près de 400 000 hectares, soit la moitié des terres cultivées de Bretagne. « En fusionnant, nous rationnalisons progressivement notre fonctionnement, poursuit le président. Moins de camions sur les routes, regroupement de magasins, fermeture d’usines trop proches. Le conseil d’administration a été resserré à trente membres pour plus d’agilité. Auparavant, Triskalia en comptait quarante-cinq, d’aucy, vingt-quatre. »

Nous rationnalisons progressivement notre fonctionnement

Eureden bénéficie de meilleurs prix à l’achat. Et à la vente, il améliore sa performance en proposant dans le même catalogue, par exemple en légumes, du surgelé (auparavant à Triskalia) et de l’appertisé (la spécialité de d’aucy). Tout l’enjeu désormais, c’est que cette organisation nouvelle bénéficie aux agriculteurs. À court terme (à horizon 2023), Eureden prévoit de faire progresser son Ebitda de 94,8 à 150 millions d’euros. Quant à l’objectif visé des 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2027, il se fera par croissance externe d’entreprises « propriétaires de marques et réalisant un chiffre d’affaires de 100 à 150 millions d’euros », prévient Alain Perrin, directeur général du groupe.

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