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Orange : la production européenne devrait reculer mais la consommation se tient

La production européenne d'oranges devrait reculer alors que la consommation restera à un niveau élevé. L'utilisation d'oranges transformées tend toutefois à diminuer au profit des produits frais.

Selon la commission européenne, la production d’oranges de l’UE devrait légèrement reculer de 3 % à 6,4 millions de tonnes sur la campagne 2021/2022. Toutefois, l’offre évolue peu par rapport à la moyenne quinquennale. La baisse sur un an s’explique notamment par le repli de la production italienne qui pèse pour 29 % de la production de l'UE. Les conditions météorologiques défavorables ont impacté les cultures en Italie. L'Espagne, le principal producteur d'oranges de l'UE (52% de la production totale) devrait voir son offre se stabiliser.

Près de 85 % de la production totale, soit environ 5,4 millions de tonnes, devrait être commercialisé sur le marché du frais. Des volumes en recul de 2 % par rapport à l'année précédente mais en hausse de 5 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le reste (1 million de tonne) serait destiné à la transformation. Les surfaces d’orangers devraient progresser de 1 % sur un an pour atteindre les 250 000 hectares. Elles resteront toutefois 9 % sous la moyenne quinquennale. Les rendements devraient reculer de 5 % à 25 tonnes/hectares en raison des mauvaises conditions météorologiques en Italie. Ils resteront toutefois supérieurs de 10 % par rapport à la moyenne quinquennale.  

La consommation devrait rester élevée

Depuis la pandémie, la consommation d’oranges fraiches a bondi, l’orange étant réputée pour ses bienfaits sur la santé. Malgré une légère baisse de la consommation enregistrée cette année, la consommation devrait rester à un niveau élevé à 13,1 kg en 2021/22 (5 % au-dessus de la moyenne quinquennale). Les exportations devraient toutefois reculer de 4% sur un an.

Déclin de l’utilisation d’oranges transformées

En orange transformée, la consommation devrait poursuivre son déclin à plus long terme. A 7,7 kg, elle reculerait de 5 % sur un an et de 10 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. D’année en année, la consommation de jus transformé se voit substituer par l’utilisation d’orange fraiches. Une tendance qui peut aussi expliquer la baisse continue des importations européennes d'oranges transformées, de 3 % en glissement annuel et de 16 % par rapport à la moyenne quinquennale, à 3,5 millions de tonnes. Les exportations européennes d'oranges transformées devraient également diminuer (-5 % en glissement annuel).

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