Œufs : le Brésil double ses exportations et regarde vers l’UE
L’évolution des prix des œufs français, au 16 janvier 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par semaine la TNO (Tendance Nationale Officieuse), ainsi que l’évolution des exportations brésiliennes d’œufs et d’ovoproduits.
L’évolution des prix des œufs français, au 16 janvier 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par semaine la TNO (Tendance Nationale Officieuse), ainsi que l’évolution des exportations brésiliennes d’œufs et d’ovoproduits.
40 900 tonnes d’œufs et ovoproduits ont été exportés par le Brésil en 2025, rapporte l’Abpa. C’est un record historique qui dépasse de 121 % son niveau de 2024. Le chiffre d’affaires export des œufs brésiliens atteint 92,24 millions de dollars (+147,5 %). 1 % de la production d’œufs du Brésil a ainsi été exportée en 2025.
Les États-Unis, premier débouché des œufs brésiliens
Les États-Unis ont absorbé près de la moitié des exportations brésiliennes d’œufs et d’ovoproduits (19 600 téc, +830 %), car Donald Trump a ouvert grand les frontières pour faire baisser les prix des œufs qui avaient flambé en début d’année. Les envois brésiliens ont ensuite chuté par suite de l’imposition des droits de douane. Mais le Brésil affiche aussi des beaux scores à l’export vers le Japon (5 375 t, +230 %), le Chili (4 124 t, -40 %), le Mexique (3 195 t, +500 %) et les Emirats arabes unis (3 100 t, +32 %).
Des contingents d'ovoproduits dans l'accord Mercosur
L’Abpa précise que, dans le cadre de l’accord commercial UE-Mercosur, des contingents tarifaires spécifiques à droits nuls sont créés (3 000 t par an pour les albumines et 3 000 t par ans pour les œufs transformés). L’Abpa se réjouit d’une « opportunité concrète pour l'expansion des exportations brésiliennes de produits à plus forte valeur ajoutée ». Les opérateurs brésiliens, mais aussi argentins sont déjà organisés en développant le code 2 pour répondre au marché communautaire.
Prix des œufs en France au 16 janvier
Ce vendredi, sur le marché français de l’œuf de table, toujours la même dualité entre conditionnement et grossistes. Les centres de conditionnement manquent toujours autant d’œufs, la demande est très forte, certes axées sur les codes 2 et 1, mais ils sont acheteurs aussi de code 3 pour pallier les manques. Vers les grossistes en revanche la demande demeure circonspecte et le marché attentiste. À noter, les prix des œufs continuent leur baisse aux Pays-Bas, tendent à se stabiliser après les récents reculs en Espagne et s’effritent encore un peu en Allemagne.