Aller au contenu principal

Service
Numalim ouvre une place de marché de données

La plateforme numérique de mutualisation des services et des données Numalim a été lancée. Sa mission : accompagner les entreprises agroalimentaires françaises vers la gestion de leurs données.

Jérôme François, directeur général de Numalim. © Numalim
Jérôme François, directeur général de Numalim.
© Numalim

Lancée le 19 mai 2021, la plateforme numérique française Numalim ouvre une place de marché rassemblant une offre de données et de services inédite, afin d’accompagner les entreprises agroalimentaires vers la révolution digitale. Elle proposera des données et services nécessaires au pilotage de ces entreprises, rassemblées et facilement accessibles pour les 18 000 sociétés françaises du secteur. « L’information numérique grandit. L’accès à ces informations par le grand public est de plus en plus important. Il faut répondre à ce besoin d’information et répondre à la problématique des entreprises qui ne savent pas comment s’y prendre et ont besoin d’accompagnement », souligne Philippe Tillous-Borde, président de Numalim.

Cette société coopérative d’intérêt collectif réunit les représentants de la production agricole, de la transformation industrielle et coopérative, de la distribution ainsi que les associations de consommateurs. Son accès se fait par un abonnement et proposera trois solutions : un référentiel souverain de données produits, toujours en cours de construction ; des formations pour guider les salariés des entreprises ; un « hub d’échanges » constitué de données et services essentiels pour le pilotage et la compétitivité des entreprises.

Les tarifs sont accessibles

Certaines de ces données seront mises à disposition en accès libre, tandis que d’autres (panels de vente, avis de consommateurs, référentiels réglementaires…) seront payantes. Des services comme la fiabilisation et l’enrichissement de données, les études de marché, les tendances, les améliorations de produits, traçabilité, etc. seront également payants. « Les tarifs ont été ajustés au plus bas afin qu’ils soient accessibles », précise Jérôme François, directeur général de Numalim.

La plateforme de mutualisation des services auprès des entreprises compte déjà près d’une vingtaine d’entreprises offreuses, et en regroupera une quarantaine d’ici à la fin de l’année pour deux cents offres et services.

Un abonnement à trois niveaux

L’abonnement à la plateforme Numalim est à plusieurs niveaux : 900 euros (75 euros par mois) pour une personne connectée. Celui-ci grimpe à 2000 euros par an afin de connecter dix salariés de l’entreprise à la plateforme. Numalim propose aussi de connecter vingt-cinq personnes, une offre plutôt destinée aux grands groupes, dont le tarif d’abonnement sera « adapté », selon Jérôme François.

Le prix peut aussi différer selon les données voulues par les entreprises. Pour le prix minimum, Numalim met à disposition de ses clients des tableaux Excel permettant de suivre l’évolution des marchés. Pour une somme plus importante, des tableaux de bord Nielsen, Kantar ou Iri peuvent être dévoilés pour les entreprises. « Les données réglementaires à jour seront mises à disposition. Il y aura possibilité pour les entreprises de s’abonner aux alertes sur l’évolution de la réglementation pour 500 euros par an. Cette veille leur permet un gain de temps considérable », commente Jérôme François.

« Nous devons trouver notre modèle économique »

Le lancement de la société Numalim a bénéficié du soutien des pouvoirs publics avec des contrats d’aide avec Bpifrance (banque publique d’investissement) et possède aujourd’hui 500 000 euros de fonds propres et privés. « Nous devons maintenant trouver notre modèle économique », indique Jérôme François, directeur général de Numalim. Pour se faire connaître et accroître son nombre d’abonnements, la plateforme communique sur les réseaux sociaux et s’est récemment dotée d’une direction commerciale.

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

Les prix des œufs arrêtent leur progression en Europe avant les fêtes

L’évolution des prix des œufs français, au 12 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio