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Nouvelle baisse des cours sur un marché qui s’alourdit

Période du 5 au 12 décembre. Sous le poids des volumes mondiaux et d’une demande intérieure limitée, les cours des céréales, et notamment du blé tendre, ont de nouveau reculé sur la semaine. Les prix du blé états-uniens ont atteint leur plus bas niveau depuis le début de la campagne sur le marché à terme de Chicago, entraînant dans leur sillage les cours des productions françaises. Ces dernières semblent afficher un niveau plancher, le marché physique résistant un peu mieux qu’Euronext. Sur l’intérieur du territoire français, déjà bien couverts et n’ayant pas de raisons de craindre une hausse des cours à court terme, les industriels (de la meunerie comme de la nutrition animale) ne se bousculent pas pour acheter des volumes.

Sur le marché mondial, le niveau de l’euro face au dollar n’aide pas à la compétitivité des productions européennes. Dommage, car les niveaux de prix du blé incitent les importateurs à lancer des appels d’offres. La Jordanie et l’Arabie saoudite ont ainsi passé commande, et l’Égypte a lancé un appel d’offres. La Russie est actuellement très agressive. Selon la société Ikar, sur 2017-2018, le pays pourrait exporter 35,3 millions de tonnes (Mt). Les fondamentaux se sont encore alourdis avec les prévisions de récolte de StatCan au Canada où la production de blé 2017 est estimée à près de 30 Mt (25,5 Mt en juillet dernier). Le Cocéral a lui aussi corrigé à la hausse ses chiffres. Selon ce dernier, la production de blé tendre de l’UE à 28 s’élèverait cette année à 142,05 Mt (141,12 Mt en octobre).

De son côté, l’orge fourragère reste demandée sur les zones portuaires hexagonales, mais les cours ont tout de même reculé dans le sillage du blé tendre. On notera aussi un intérêt de l’industrie de la nutrition animale belge et hollandaise.

Marché lourd et calme en maïs

Comme les céréales à paille, le maïs affiche des cotations en baisse sur fond de disponibilités importantes à l’échelle mondiale. L’organisme Amis a évalué dans son dernier rapport la production mondiale à 1 075,3 Mt, contre 1 063,6 Mt le mois dernier. C’est aussi le cas en France avec une récolte 2017 pléthorique. Selon la dernière lettre de l’AGPM qui reprend les chiffres d’Arvalis-Institut du végétal, la moisson atteindrait 13,9 Mt contre 12,3 Mt en 2016. Une performance permise par un rendement moyen établi à 103 q/ha. L’activité sur le marché français est faible à l’approche de la trêve des confiseurs. Les vendeurs sont plus présents que les consommateurs. Quelques achats des fabricants d’aliments du bétail bretons et luxembourgeois notamment ont été rapportés.

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