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Sécurité
EVS investit dans la réalité augmentée contre les TMS

Le groupe EVS déploie une nouvelle technologie de prévention contre les troubles musculo-squelettiques de ses collaborateurs, en analysant, avec caméra et capteurs, leurs articulations les plus sollicitées.

Le logiciel fournit un avatar du salarié avec des points de couleur sur ses articulations sollicitées. © EVS
Le logiciel fournit un avatar du salarié avec des points de couleur sur ses articulations sollicitées.
© EVS

Dans le cadre de sa démarche pour lutter contre les troubles musculo-squelettiques (TMS) de ses collaborateurs, le groupe EVS, spécialisé dans la découpe de viandes, investit dans la réalité augmentée pour analyser les mouvements et proposer des solutions à ses clients pour protéger les salariés. « Dans ces métiers, les poignets, les coudes et les épaules sont des articulations sensibles aux TMS. Celles-ci étant sollicitées régulièrement et longtemps, un inconfort apparaît chez les salariés de découpe de la viande. A terme, si nous n'agissons pas rapidement, des pathologies peuvent apparaître », rappelle Love Martin, responsable sécurité et qualité système du groupe EVS.

La solution de réalité augmentée Kimea, développée par la start-up Moovency, permet une analyse biomécanique sur la posture des collaborateurs du groupe EVS et fournit une base de données fiable et rapide. « Nous installons une caméra de profondeur qui filme l'opérateur. Elle est reliée à un ordinateur, où elle envoie les données en direct. Le collaborateur, quant à lui, porte des gants en mitaine sous ses équipements de protection, qui ne le dérangent pas dans ses tâches, eux-mêmes équipés de capteurs au niveau de la paume et sous le poignet », explique Love Martin.

Une analyse de la tête aux poignets

Après être paramétrée correctement, la caméra filme trois à quatre fois la même opération effectuée par l'opérateur. Sur ordinateur, Kimea propose la visualisation d’un avatar du salarié avec des points de couleurs différentes au niveau de l'angulation de l'articulation (vert : tout va bien ; rouge : risque élevé). « Les analyses des TMS se font sur l’ensemble des membres supérieurs, mais aussi le cou et le bas du dos, et prennent en compte le temps durant lequel les articulations sont sollicitées », résume Love Martin.

Objectif : une cartographie des postes

L’objectif pour le groupe EVS : réaliser une cartographie des postes dans les ateliers de découpe et quantifier leur risque en fonction de chacun. « Afin d’avoir des données fiables, nous avons analysé pour un même poste des gens de tailles et d’ancienneté très différentes », ajoute Love Martin. Le groupe EVS peut ensuite suggérer des modifications d’organisation du travail à ses clients. Cette cartographie permettra également d’axer ses formations techniques et d’inclure ses correspondants sécurité dans cette démarche.

Cette nouvelle technologie est en cours de déploiement sur les quarante-deux chantiers du groupe pour une première phase de déploiement. Le groupe EVS a reçu de très bons premiers retours concernant cette innovation de la part de ses personnels et de ses clients.

Un casque de réalité virtuelle à venir

En complément de ces outils innovants, le groupe EVS proposera à ses clients, d’ici la fin de l'année 2021, l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle. « Le but est de travailler en immersion avec recréation virtuelle du poste de travail. Les simulations nous aideraient à gagner en précision dans la prévention des risques de TMS. L’utilisation finale de ce casque reste encore à définir », conclut Love Martin.

Investissement dans des tabliers en mailles

Pour cette année 2021, le groupe EVS a investi environ 150 000 euros pour équiper ses collaborateurs de nouveaux tabliers de protection en cotte de mailles en inox. Ces nouveaux équipements seront amenés à remplacer les tabliers plaquettes en inox utilisés actuellement. « Ces tabliers en cotte de mailles s’enfilent autour du cou comme une chasuble, et permettent une meilleure répartition du poids sur le corps. Ceux en plaquettes tirent beaucoup sur le cou des collaborateurs », précise Love Martin, responsable sécurité et qualité système du groupe EVS.

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