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Net recul des naissances de veaux allaitants sur la campagne 2021-2022

Selon notre confrère Réussir Bovins Viande, l’érosion du cheptel allaitant se traduit sans surprise par un net recul des naissances de veaux de race à viande. Les effets de la canicule et de la sécheresse en cours risquent d’aggraver le phénomène.

© F.d'Alteroche

L’évolution favorable du prix des bovins maigres comme des animaux finis ne semble pas infléchir l’érosion des effectifs du cheptel allaitant français, remarque le journaliste spécialisé François d’Alteroche sur le site internet de Réussir Bovins Viande le 2 août. Il reprend ce constat de l’Institut de l’élevage dans sa dernière note mensuelle de conjoncture : « Le recul du cheptel allaitant s’est encore accéléré en mai. Au 1er juin, le nombre de vaches allaitantes présentes en France affichait un recul de -3,1% /2021. Les effectifs de génisses de 24 à 36 mois étaient par ailleurs en baisse de -2,3%. ». Il y avait à peine 3,65 millions de vaches allaitantes le premier juin dernier contre pratiquement 3,9 millions trois ans plus tôt.

Les stocks fourragers déjà entamés

La sécheresse et le troisième épisode caniculaire en cours sont des motifs supplémentaires de décapitalisation. Des éleveurs ensilent d’urgence les maïs qu’ils n’auront pu irriguer. Un nombre croissant d’élevages puise déjà dans les stocks fourragers d’hiver. « Avec des nuances selon les départements compte tenu des stocks qui ont pu être réalisés au printemps ou qui restaient disponible après la bonne récolte 2021 », précise l’article. Tout cela aura bien entendu un impact sur le volume d’animaux qui seront disponibles dans quelques mois pour être engraissés en France ou hors de nos frontières, notamment en races charolaise et Blonde d'Aquitaine. L’auteur pense que l’impact de la sécheresse va être très conséquent dans la moitié sud de la France, s’attendant à des ventes anticipées de vaches ainsi que de génisses pour permettre le passage de l'hiver.

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