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Moins de blé en Russie, en Ukraine et en UE que prévu

Les prévisions de l'USDA sont moins bonnes que les précédentes, avec une récolte mondiale de blé pénalisée par la météo en Russie comme en Europe. 

Récolte des céréales avec Autotrac monté sur la moissonneuses
La production de blé en Russie a pâtit de la sécheresse et du froid
© Ludovic Vimond

Avec Agra

Le ministère américain de l'Agriculture (USDA) a revu en nette baisse ses prévisions de récolte mondiale de blé pour la campagne 2024/25, sous l'effet de moindres productions attendues en Russie, en Ukraine ainsi que dans l'Union européenne

Lire aussi : « Nous ne voyons pas de raison pour que les prix du blé remontent à nouveau », déclare Philippe Chalmin

5 millions de tonnes de blé en moins en Russie

Dans son rapport mensuel, le WASDE (World Agricultural Supply and Demand Estimates), l'USDA anticipe une production mondiale de 790,75 millions de tonnes, soit 7,4 millions de tonnes de moins que sa première estimation, le mois dernier. Dans le détail, le ministère a raboté de 5 millions de tonnes sa projection de récolte en Russie, et de 1,5 million de tonnes chacune pour l'Ukraine et l'Union européenne. Le sud-ouest de la Russie, principale région de production du blé dans ce pays, souffre de sécheresse depuis plusieurs mois. A ce phénomène est venue s'ajouter une vague de froid en mai, qui a frappé les cultures alors qu'approchait la récolte. Le cabinet spécialisé SovEcon a abaissé son estimation de production russe de 94 à 80,7 millions de tonnes. Quant à l'Union européenne, elle a pâti de précipitations trop abondantes, notamment en France. 

Des stocks revus à la hausse

La révision marquée des prévisions de récolte de l'USDA a été compensée par une hausse de l'estimation des stocks de début de période et une baisse de la consommation attendue.

Lire aussi : FranceAgriMer révise à la hausse les utilisations domestiques en blé, orge et maïs

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