Aller au contenu principal

Mieux informer grâce aux pigments intelligents

Jean-François Létard, président d'OliKrom.
© DR

OliKrom développe des pigments intelligents, qui changent de couleur selon certaines conditions. Tour d’horizon des applications possibles dans le secteur agroalimentaire.

Encore peu utilisés par les industriels agroalimentaires, les pigments intelligents se présentent comme un nouveau moyen d’informer le consommateur ou les professionnels. Ces molécules, qui peuvent être sensibles à la lumière, à la température, aux chocs, à l’humidité, à la pression ou à certains gaz, sont programmées pour changer de couleur selon leur environnement. Elles peuvent être intégrées à l’emballage dans le code-barres, les écritures ou encore via un logo. « Au niveau technologique, nous avons aujourd’hui des revêtements qui sont matures », déclare Jean-François Létard, président d’OliKrom, une start-up qui conçoit des pigments intelligents et accompagne les industriels dans leur projet. Dans le secteur agroalimentaire, les applications sont multiples. Au niveau de la sécurité sanitaire, les pigments intelligents peuvent permettre de garantir le respect de la chaîne du froid, en changeant de couleur s’ils sont confrontés à une température trop importante. « Nous pouvons par ailleurs imaginer des applications pour éviter les brûlures sur des aliments infantiles par exemple », complète Jean-François Létard. Cette sensibilité à la température peut aussi être utilisée pour optimiser l’expérience produit, en informant le consommateur que sa boisson fraîche est à bonne température.

Éviter la surchauffe au micro-ondes

La start-up travaille également sur des marquages se révélant sous certaines conditions, qui attestent l’authenticité d’une denrée, pour lutter contre les contrefaçons. Une application surtout utilisée dans d’autres secteurs, mais qui pourrait être adaptée à l’agroalimentaire. Les pigments intelligents peuvent enfin permettre d’informer les consommateurs sur une surchauffe de leur produit au micro-ondes, alors que les recommandations de l’Anses préconisent de bien respecter les instructions de préparation des fabricants. « Le recours aux pigments intelligents est encore à ses débuts, mais il est peut-être un bon moyen pour les entreprises agroalimentaires de se démarquer, d’innover, de répondre à certains enjeux de sécurité », souligne Jean-François Létard.

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

Les prix des œufs arrêtent leur progression en Europe avant les fêtes

L’évolution des prix des œufs français, au 12 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio