Aller au contenu principal

Étude de cas
Logivia : une réussite sociale et économique

Dans les secteurs très contraignants de l’agriculture et de l’élevage, un transporteur professionnel se révèle économique le tout en restant mieux-disant. Témoignage de son directeur général.

La part de chiffre d’affaires procurée par les clients historiques que sont les trois entités fondatrices est aujourd'hui de 70%.
© DR

Contrairement à nombre de transporteurs, l’entreprise Logivia, qui travaille pour les métiers du grain et l’élevage, n’est jamais en manque de conducteurs compétents. « Nous les formons à nos métiers très spécifiques, nous les intéressons à l’environnement agricole, nous les payons correctement. Nos conducteurs sont fidèles », se félicite Sylvain Baudry, directeur général de Logivia.

Logivia a été fondé en 2016 par trois entreprises coopératives agricoles de Bourgogne et de Franche-Comté : Soréal, Dijon Céréales et Bourgogne du Sud. Sa conception remonte en fait à 2008 quand le fabricant d’aliments Soréal a décidé de professionnaliser son transport en fondant son pôle transports et en formant une cinquantaine de conducteurs. Il faut savoir que la livraison des aliments est plus onéreuse que la fabrication elle-même. Le transporteur livre à des élevages épars en respectant toutes les consignes de sécurité sanitaire, de traçabilité et de sécurité des chauffeurs.

Trois secteurs : l’élevage, les métiers du grain et la meunerie

La filiale Logivia s’est fondée sur une valeur : le mieux-disant. Une valeur défendue par Sylvain Baudry qui est aussi utilisateur puisqu’il est également directeur industriel des deux usines de Soréal. Le parti pris a été de travailler en partenariat avec les autres transporteurs. Logivia compte en effet une quarantaine de transporteurs partenaires que l’entreprise a élevés à ses critères.

Aujourd’hui, le directeur général de Logivia estime avoir réussi son pari. Le coût de livraison des aliments a diminué malgré l’augmentation du prix du carburant, et l’entreprise supporte peu de coûts indirects. Logivia va boucler en juin un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros, réalisé entre ses différents métiers. C’est un transporteur pour trois secteurs (l’élevage, les métiers du grain et la meunerie), un commissionnaire (organisateur complet de transport agréé par l’administration), un affréteur et metteur en marché de flux.

La part de chiffre d’affaires procurée par les clients historiques que sont les trois entités fondatrices n’est plus que de 70 %.

Un TMS pour optimiser la chaîne logistique

La chaîne logistique est optimisée par un système de gestion des transports (transport management system, TMS) et pilotée en liaison avec les chauffeurs, chaque véhicule étant équipé d’un système de gestion de flotte embarqué (Eliot). « Ils gèrent leurs heures et nous pouvons leur éviter des kilomètres inutiles, ou recharger leurs camions si possible », commente Sylvain Baudry. Le dirigeant précise qu’un équipement empêche le camion de démarrer en cas de consommation d’alcool. Quand il s’agit d’investir dans un camion, le chauffeur et le client sont associés au choix qui est collégial, selon le principe de l’entreprise.

Pour les professionnels de la nutrition animale, Logivia se distingue par sa certification Qualimat version 6 pour le transport en benne et – ce qui est moins courant – la livraison en citerne compartimentée d’aliments du bétail. « Nous avons pu mettre en place un système de tutorat des nouveaux chauffeurs grâce à notre faible turnover », souligne Sylvain Baudry.

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

dindes dans un pré
Volaille : les mentions « Fermier, élevé en plein air » et « Fermier, élevé en liberté » restent protégées par l’UE

La Commission européenne publie la mise à jour de ses normes de commercialisation de la volaille et du foie gras, qui renforce…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio