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« L’extension d’Egalim à d’autres secteurs est une question largement devant nous », Marc Fesneau

Dans un entretien ce matin sur France Culture, Marc Fesneau est revenu sur ses ambitions pour la loi Egalim, que ce soit en France ou au niveau européen.

Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture
© Ministère de l'Agriculture

« Un certain nombre de secteurs ne sont pas rentrés dans Egalim, c’était leur choix. Les fruits et légumes ne sont pas rentrés dans Egalim, le vin, les céréales. Ça ne veut pas dire que tout le monde doit rentrer, c’est très complexe », a expliqué Marc Fesneau ce 5 février dans un entretien sur la matinal de France Culture. Rappelant que certains étaient exemptés à cause des marchés différents, « Mais la question de la contractualisation et de l’extension d’Egalim à d’autres secteurs est une question largement devant nous…. La porte est ouverte coté gouvernement. Puisque ça a pu protéger un certain nombre de secteurs, est-ce qu’il ne faut pas aller plus loin ? » continuait le ministre, rappelant que la contractualisation en viande bovine, notamment, était finalement peu développée. 

 

 

Lire aussi : Négociations commerciales : l'option 3 d'Egalim « n’est pas de la vraie transparence » pour Dominique Schelcher

Les bases d’un Egalim européen ?

« On a besoin d’un mieux-disant et d’un ensemble-disant européens », avance le ministre, appuyant sur la nécessité d’« avoir des ambitions qui s’appliquent au niveau européen » sur les questions qui concernent la rémunération, appelant à « une forme d’Egalim européen qui ne mettrait pas les agriculteurs en concurrence face aux gros acteurs de la distribution européen ».

Lire aussi : Ce qui ressort du comité de suivi des négociations commerciales

Durcir les contrôles sur le respect d’Egalim

« Les deux trois premières années de mise en œuvre d’Egalim, même pendant le moment inflationniste de 2022, les opérateurs ont joué le jeu de la loi Egalim rompant avec dix années de déflation produit de la LME », explique le ministre, dénonçant ensuite « de nouveau, à partir de 2023 certains nombres d’opérateurs sont revenus à des pratiques qui contournent la loi, d’où la nécessité d’appuyer les contrôles ». Ainsi le ministre évoque un amendement d’Egalim pour éviter le recours aux centrales d’achat européennes qui permettent de contourner la loi française. 

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