Aller au contenu principal

Les prix du colza subissent la baisse des prix des huiles végétales

Comment ont évolué les prix des oléagineux ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du colza, du soja et du tournesol.

un graphique avec une courbe, sur fond de grains de colza, soja et tournesol
Comment ont évolué les prix des oléoprotéagineux ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du colza sur Euronext et sur les marchés physiques hexagonaux ont cédé un peu de terrain entre le 31 octobre et le 7 novembre. Les prix du soja coté à Chicago se sont un peu appréciés (avec de gros écarts de cours pendant la semaine). Même phénomène pour les prix du tournesol (+ 15 €/t). 

Recul des prix du colza

Sur la semaine, les prix du colza sur Euronext et sur le marché physique français ont plutôt cédé du terrain. Ils avaient suivi ceux du soja US la semaine précédente mais ont été confrontés aux fondamentaux ces derniers jours (par opposition à l’optimisme du marché US). La faiblesse de l’euro n’a pas donné de dynamique particulière et la graine européenne a subi la baisse des prix des huiles végétales. Sur le marché physique, les usines françaises sont bien couvertes jusqu’à la fin de l’hiver et l’activité est calme, avec des primes qui se sont légèrement dégradées. A suivre également : la reprise des exportations canadiennes de canola vers le Pakistan, les exportations ukrainiennes au ralenti, la compétitivité du colza européen face au canola canadien et le comportement de l’euro face au dollar.

Les prix du tournesol progressent  

Les prix du tournesol sur le marché physique français ont progressé une nouvelle fois depuis le 29 octobre avec des gains, de 15 €/t sur Saint-Nazaire. Le marché physique français est toujours confronté à une faible taille de récolte. Les vendeurs sont déjà bien engagés. La récolte ukrainienne est annoncée sous les 10 Mt par plusieurs analystes, un facteur supplémentaire de tension. A suivre : l’ampleur de la mauvaise récolte en Europe et en Ukraine.

Petit rebond du soja
 

Les cours du soja à Chicago ont gagné un tout petit peu de terrain cette semaine même si l’effet annonce suite à la rencontre entre les Etats-Unis et la Chine fin octobre s’estompent. Ils ont vivement progressé et encore plus vivement baissé sur l’ensemble de la semaine. La demande chinoise est toujours importante. On attend toujours la matérialisation, notamment en termes de volumes, d’achats de soja origine US de la part de la Chine, si achat il doit y avoir. Pour le moment, les annonces faites par les Etats-Unis après la rencontre entre les présidents Xi et Trump n’ont pas eu de suite. Autres faits à prendre en compte : les sojas origine Brésil sont plus compétitifs en termes de prix que les origines étatsuniennes et les semis au Brésil se passent plutôt bien. 

 L’activité en pois ralentit 

Les prix du pois ont cédé du terrain sur l’espace d’une semaine, en pois jaune comme en pois fourrager. On signale des affaires traitées sur la Drôme. En Bretagne, le marché pour le pois fourrager est vendeur. Ceux de la féverole n'ont pas changé sur la Marne et un bateau s'est fait sur Rouen. Quelques affaires se sont traitées sur un prix stable à 220 €/t en rendu Pontivy.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

Rédaction Réussir

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

porcs en étable
L’Allemagne a perdu plus de 6 millions de porcs en dix ans, mais le cheptel rebondit

 L’Allemagne a enregistré une légère hausse de sa production porcine entre novembre 2025 et 2024. Cette reprise reste…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio