Les prix du blé tendre et du maïs progressent malgré un marché inerte
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Les prix du blé tendre et du maïs se sont appréciés sur le marché physique français, entre le 23 février et le 2 mars 2026. Les cotations de l’orge fourragère et l’orge de brasserie se sont repliées d’une semaine sur l’autre, pendant que la valeur du blé dur stagnait.
Les prix du blé tendre gagnent du terrain
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 2 mars 2026, à 192 €/t sur la période février-mars, gagnant 1 €/t sur la semaine, dans le sillage du CBOT (+5 cts$/boisseau sur l’échéance mars). Les cours du blé sur Euronext ont quant à eux reculé (-0,50 €/t sur l’échéance mars). En ancienne comme en nouvelle récolte, le marché n’est guère actif. Les acteurs attendent le retrait des eaux, après 36 jours de pluie, pour mesurer l’ampleur de dégâts. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 8 (du 17 au 23 février 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 88 % à 84 % pour la récolte 2026 (contre 73 % concernant la récolte 2025).
Le marché reste calme en blé dur
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, valait, le 2 mars 2026, 240 €/t sur la période février-mars, stable d’une semaine sur l’autre. Les acheteurs recherchent des prix beaucoup plus bas que ceux proposés par les vendeurs. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 8 (du 17 au 23 février 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur sont passées de 83 % à 81 % pour la récolte 2026 (contre 82 % concernant la récolte 2025). Le stade “semis” est stable à 95 % pour la récolte 2026 (contre 90 % pour la récolte 2025 et 94 % en moyenne quinquennale).
Les cours de l’orge fourragère reculent malgré la rareté de la marchandise
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 2 mars 2026, 194,50 €/t sur la période février-mars, perdant 2 €/t sur la semaine. Sur le portuaire, de petits contrats se traitent mais il n’y a quasiment plus de volumes à vendre. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 8 (du 17 au 23 février 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont passées de 84 % à 81 % pour la récolte 2026 (contre 69 % concernant la récolte 2025).
Le cours de l'orge de brasserie en repli sur un marché morose
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 2 mars, à 186 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 188 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période février-juin, en baisse respectivement de 2 €/t et 1,50 €/t sur la semaine. Le marché brassicole est déprimé. Des lots d'orge de brasserie sont vendus en orge fourragère. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 8 (du 17 au 23 février 2026), le stade “semis” est stable à 32 % pour la récolte 2026 (contre 51 % pour la récolte 2025 et 44 % en moyenne quinquennale).
Les cotations du maïs progressent
Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élevait, le 2 mars 2026, à 207 €/t sur la période février-mars, gagnant 25 €/t sur la semaine, dans le sillage sur le marché à terme d’Euronext (+25,75 €/t sur l’échéance mars) et du CBOT (+5,75 cts$/boisseau sur l’échéance mars). Dans un entretien accordé à Agra, Franck Laborde, président de l’AGPM a indiqué le 24 février que la surface de maïs grains 2026 pourrait reculer « de plusieurs points de pourcentage », tandis qu’une certaine stabilité est attendue en maïs fourrage. Aux Etats-Unis, selon l’USDA, les agriculteurs ne pourraient semer que 94 millions d’acres (Ma) de maïs en 2026 contre 98,8 Ma en 2025 (un record depuis 89 ans) au profit du soja.
Les prix de la luzerne déshydratée ont renchéri mais ceux de la pulpe de betterave sont incotés
Le prix de la luzerne déshydratée sur le marché physique français a pris 5 €/t entre le 23 février et le 2 mars 2026. On arrive en fin de campagne avec des disponibilités qui se réduisent. Par ailleurs, l'exécution est assez dynamique, comme pendant toute la campagne. La pulpe de betterave déshydratée est quant à elle non cotée, faute d'affaire en première main.
Les prix de la paille restent stable
Les prix de la paille de blé et d'orge n'ont pas évolué en départ Nord-Est, entre le 16 et le 23 février 2026. La demande à l’export est faible mais régulière. En foin de Crau, les cotations commerciales sont stables avec une activité toujours calme. On notera l'absence de changement tarifaire du côté du Comité de Foin de Crau, pour les prix de février par rapport à ceux de janvier.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.