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Les prix de la poudre de lait sur une tendance plus ferme

Après un glissement à l’automne alors que le niveau élevé de la collecte pesait sur le marché, les prix de la poudre de lait tendent à se raffermir doucement ces dernières semaines, avec un regain d’intérêt pour l’origine UE sur le marché mondial. 

graphique
Cotation poudre de lait en €/t sur un an, France, Atla - Poudre de lait 0% mg consommation humaine
© Les Marchés

À 2 130 €/tonne, la cotation Atla de la poudre de lait écrémé s’affiche, en semaine 4, à un plus bas sur les cinq dernières années. Elle se situe notamment 15 % sous son niveau de l’an dernier même date. Pour autant, elle retrouve un niveau plus vu depuis fin septembre 2025, avec un raffermissement depuis le mois de novembre. 

Lire aussi : Plus de lait sur le marché mondial en 2026, qui alimentera la croissance ?

Regain de demande export en poudre de lait

Les opérateurs rapportent une demande un peu plus présente, que ce soit à l’export ou sur le marché intérieur. En effet, l’origine UE se montre compétitive, avec des offres en moyenne à 2 399 $/t mi-janvier, contre 2 550 $/t pour l’origine Océanie et 2 754 $/t pour l’origine États-Unis. De quoi raviver l’intérêt des importateurs, notamment du Proche-Orient. 

Lire aussi : Produits laitiers : hausse des prix sur GDT, une première depuis 5 mois

Néanmoins, le jeu des taux de change inquiète puisque l’euro tend à se renforcer face à un dollar affaibli par la politique Trumpienne. 

La demande intérieure plus présente en poudre de lait

Sur le marché intérieur, la demande est aussi mieux orientée. Un des facteurs de dynamisme pourrait être la baisse du cacao, dont les cours mondiaux ont chuté de plus de 60 % en un an et atteignent le plus bas niveau depuis 2022. Or les industriels du chocolat sont un débouché important pour la poudre de lait européenne. Ainsi le chocolat au lait et le chocolat blanc doivent contenir au moins 14 % de lait, la plupart du temps sous la forme de poudre de lait. Un chocolat au lait « extra » contient lui au moins 18 % de lait.

Lire aussi : Prix des produits laitiers : pourquoi la Rabobank ne s’attend pas à une reprise sur 2026

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