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Céréales
Les prévisions météo, moteur de la fermeté des céréales

Les inquiétudes pour les cultures états-uniennes continuent de soutenir les cours sur un marché moyennement actif dans son ensemble. Sur le marché physique français des échanges sont rapportés vers la nutrition animale et la meunerie.

Période du 27 février au 6 mars. Malgré un retrait sur les sept derniers jours, les cours des céréales reprenaient le chemin de la hausse au début de la semaine 10. Après avoir bien progressé sur fond de craintes concernant les cultures états-uniennes de blé tendre, confrontées à des conditions toujours très sèches, les prix avaient amorcé un retrait à la suite de prises de bénéfices sur les marchés à terme internationaux. Les prévisions météorologiques ont ensuite dopé de nouveau les cours du blé. Sur le territoire français, les parcelles n’ont, a priori, pas trop souffert de la vague de froid présente en semaine 9. Selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, au 26 février, les conditions de culture restent bonnes à très bonnes pour 83 % des surfaces plantées en blé (-2 % par rapport à la semaine passée, 93 % l’an dernier). Sur la zone mer Noire, où les températures sont descendues très bas, le constat est similaire. Selon UkrAgroConsult, le taux de survie de l’ensemble des céréales ukrainiennes est de 95-98 %, comme relevé à la fin du mois de janvier. En Russie, la majorité des cultures a bénéficié de la présence d’un manteau neigeux protégeant les céréales. Côté fondamentaux, on notera que le ministère de l’Agriculture australien a corrigé son estimation de la production de blé à 23,74 Mt contre 21,24 Mt annoncées précédemment.

Des échanges étaient rapportés sur le marché physique français, vers la nutrition animale ainsi que vers la meunerie pour des récoltes actuelle et nouvelle. Sur le marché mondial, on notera l’achat tunisien de 67 000 t de blé meunier (environ 227 $/t Caf) et de 50 000 t d’orge fourragère à charger au mois de juin. L’Égypte a lancé un appel d’offres pour la livraison de blé d’origine optionnelle début avril.

Hausse du maïs dans un contexte lourd

Les cours de l’orge fourragère ont reculé sur la semaine, mais restent soutenus par ceux du blé et par une bonne demande mondiale. La neige et les basses températures n’ont pas trop affecté les parcelles françaises. En productions d’hiver, les conditions de culture restent bonnes à très bonnes pour 80 % des surfaces (90 % en 2017). L’activité se limite au marché mondial pour l’essentiel. En maïs, même si le marché français reste très lourd et finalement peu demandeur, les cours sont en hausse par rapport à la semaine dernière. Notons que les droits à l’importation dans l’Union européenne sont nuls. Des affaires sont rapportées vers la nutrition animale européenne, mais les volumes sont légers.

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