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Emballages
Les pistes du renouvellement du conditionnement alimentaire

Une enquête commandée par le CFIA présente les visions et projets des IAA en matière de packaging. Un consultant en recyclabilité donne son point de vue.

La recyclabilité est le principal souci des IAA interrogées pour le baromètre Agro du CFIA.
© SC

Recyclable, c’est la principale qualité d’un emballage selon 84 % des industriels de l’alimentaire interrogés pour le Carrefour des fournisseurs de l’industrie agroalimentaire (CFIA). C’est un des résultats de l’enquête réalisée en ligne entre le 27 août et le 8 septembre 2021 auprès d’un panel de 297 responsables de profils très divers. Les résultats viennent d’être présentés sur le site Internet mycfia.com en tant que « premier baromètre de l’agro » du CFIA.

Une vision se trouve partagée par tous les secteurs d’activité (et 67 % des répondants) : le carton et le papier vont devenir d’ici à 2026 les matériaux principaux. Une proportion considérable de participants (37 %) dit avoir entamé une démarche d’écoconception au cours des douze derniers mois ; ce sont notamment des grandes entreprises qui sont 40 % à avoir entamé leur « transition écologique depuis au moins trois ans ». Pour autant, des doutes subsistent : sur le choix des matériaux et en particulier sur le recyclage.

Trois questionnements principaux ressortent de l’enquête : comment préserver ou protéger le produit le long de la chaîne logistique, comment conditionner le produit et quel matériau d’emballage choisir ?

Gare à la pression sur le carton

Le passage du plastique au carton est en cours. Il est à venir pour les TPE-PME, dont seulement 15 % envisagent de conserver le plastique à l’horizon 2026. Ce passage est-il judicieux ? Christophe Morin, du cabinet Pack Agile, conseille les grandes comme les petites entreprises dans l’évolution des emballages, et porte un projet de label, OK Recycle. Il voit que l’engouement pour le papier-carton se heurte aux difficultés d’approvisionnement en ces matériaux, au moment même où les fruits et légumes ont l’obligation de basculer du plastique vers d’autres emballages. « Certaines initiatives visant à substituer du plastique par du carton ne vont pas dans le sens de la réduction des impacts environnementaux », prévient-il.

Le plastique non recyclable aura sa place

Christophe Morin n'est pas pour le recyclage absolu. « Ce n’est pas parce qu’un élément d’emballage est recyclable qu’il est le mieux écoconçu », considère-t-il, expliquant : « Un film complexe rassemble les propriétés techniques des meilleurs matériaux. Il n’est pas recyclable, mais il est plus fin qu’un film monomatériau recyclable de performances équivalentes. D’autres éléments d’emballage, comme les opercules et les étiquettes, n’auront pas vocation à être recyclables ». « On a aussi besoin de valorisation énergétique », souligne-t-il.

Le consultant voit un facteur de blocage des projets d’investissement dans le fait que le Comité technique pour le recyclage des emballages plastiques (Cotrep) ne donne pas de recommandation officielle pour les matériaux dont les filières de recyclage sont à l’étude (à part pour le PET operculé). Or, « tant qu’une filière n’est pas installée officiellement à l’échelon national, les metteurs en marché n’ont pas le droit d’alléguer sur la recyclabilité », regrette-t-il.

D’après l’enquête du CFIA, une majorité, 36 %, demande avant tout un cadre réglementaire pour développer de nouveaux emballages, contre 26 % attendant un soutien financier, et 24 % n’attendant aucun soutien.

Les filières de recyclage du plastique

Les filières de plastique existantes : PET clair, d’une part, et coloré, d’autre part, ce sont les flacons et barquettes non operculées ; PE rigide ; PP rigide ; PE souple (la dernière officialisée). Les filières de plastique en développement : polystyrène ; PET barquettes operculées ou non ; PP souple.

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