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Céréales
Les marchés des grains peu évolutifs

Les prix des céréales évoluent dans des marges étroites. La demande internationale est bien présente, mais la concurrence entre pays exportateurs l’est également.

Semaine du 17 au 24 octobre. Très peu d’informations nouvelles en matière de fondamentaux sont intervenues sur les marchés, justifiant le peu d’évolution dans les cours des céréales hexagonales entre les semaines 42 et 43. Le blé tendre est resté stable sur un marché physique français plutôt calme globalement. La demande mondiale est toujours présente compte tenu des cours mondiaux assez bas actuellement. L’origine française peine d’ailleurs à en profiter, la concurrence des productions issues de la mer Noire, russes notamment, étant particulièrement féroce. Notons tout de même l’achat algérien de 660 000 tonnes de blé à charger au mois de janvier, dont une part importante est d’origine hexagonale. Sur le marché intérieur, des échanges sont rapportés vers la meunerie comme vers la nutrition animale.

En France, les semis de blé sont réalisés à 47 % selon le dernier bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer. Au niveau européen, l’organisme statistique de la Commission européenne, Mars, a fait part d’un retard dans les semis au niveau de l’Union européenne. C’est également le cas aux États-Unis, où ils sont avancés à 75 %, selon la dernière publication de l’USDA, contre 80 % en moyenne sur 2012-2016. Enfin, en Australie, l’attaché du ministère de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a corrigé à la baisse son estimation de la production nationale de blé à 20 millions de tonnes (Mt) (21,5 Mt dans le précédent rapport de l’USDA et 35 Mt lors de la campagne antérieure), prenant en compte les conditions très sèches qui ont touché les cultures céréalières.

De son côté, l’orge fourragère s’est très légèrement raffermie à la faveur d’une demande mondiale qui soutient les prix et de quelques échanges vers l’industrie de la nutrition animale.

La coupe de maïs aux États-Unis en net retard

Les cours du maïs français observent un léger retrait sur la semaine. La concurrence des productions ukrainiennes et nord-américaines ainsi que les volumes attendus pléthoriques en France et leur arrivée dans les silos pèsent sur les prix. La moisson en France est achevée à 56 %, selon FranceAgriMer. Mars a néanmoins corrigé son estimation de rendement européen à 6,91 tonnes par hectare (t/ha) en octobre, contre 6,95 t/ha en septembre. Aux États-Unis, la coupe est faite à 38 % seulement en semaine 42 d’après l'USDA, un chiffre bien en dessous des attentes du marché.

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