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Les Gavottes modernisées pour conquérir le monde

La nouvelle usine Gavottes de Lanvallay ambitionne d’accompagner la croissance de la marque pour 50 ans. En France, mais également dans le reste du monde. Reportage.

Le groupe breton Loc Maria Biscuits (Gavottes, Traou Mad, et depuis peu Mademoiselle de Margaux avec les Sarments du Médoc), a présenté mardi 30 mai sa toute nouvelle usine et son nouveau siège, situés à Lanvallay, proche de Dinan. Ces bureaux et cette unité de production, dont la construction a démarré en décembre 2013, ont nécessité 25 millions d’euros d’investissement. L’usine est dédiée aux Gavottes et fabrique depuis janvier 2016, date de mise en route des deux premières lignes, crêpes dentelle nature et enrobées de chocolat au lait ou noir. Ainsi, plus d’un an a été nécessaire entre le démarrage de l’usine et sa montée en charge.

L’année dernière, l’usine de Lanvallay a produit 1 900 tonnes de Gavottes, l’objectif pour 2017 étant de 2 500 tonnes et jusqu’à 6 000 tonnes à pleine capacité. Ce site vient soulager la production de Gavottes de l’usine historique de Taden (également à côté de Dinan), permettant ainsi d’accompagner la croissance de la marque, laquelle connaît un constant développement ces dernières années.

« Nous avons construit une usine pour les cinquante prochaines années. Le site est volontairement surdimensionné, de façon à ce que nous puissions ajouter des équipements, en fonction du développement de l’activité », annonce Jérôme Tacquard, jeune directeur général de 37 ans, nommé par son père, Christian Tacquard, en 2012. L’usine de Lanvallay est installée sur un terrain de 10 hectares, mais n’occupe actuellement que 12 500 m2 construits, lesquels se répartissent en 9 000 m2 d’atelier de fabrication et 3 500 m2 de plateforme logistique, activité auparavant gérée en externe. Pour le moment, le terrain inoccupé a été transformé en écopâturage et accueille un troupeau de moutons. La partie production compte huit lignes de fabrication (trois pour les crêpes dentelle nature et cinq pour les enrobées au chocolat), mais pourra en comporter jusqu’à onze si la croissance est au rendez-vous.

Sur le site de Taden, une production de Gavottes BtoB, en petites séries, à destination des épiceries fines, ou encore en brisures sera conservée. « La construction de ce bel outil repose sur trois piliers, reprend Jérôme Tacquard, d’abord une augmentation de production, ensuite une meilleure capacité d’innovation et enfin des conditions de travail optimisées, en matière de confort et de sécurité. »

Objectif : 15 % de CA avec des innovations

Aujourd’hui, une centaine de salariés travaillent à Lanvallay, la plupart d’entre eux provenant de Taden. Une équipe R&D de quatre personnes a été créée afin de travailler sur de nouvelles recettes, de nouvelles références et des formats innovants. « Notre ambition est de réaliser 15 % de notre chiffre d’affaires avec des innovations de moins de trois ans », précise Aurélie Tacquard, sœur du directeur général et directrice développement et innovation du groupe.

Ce mois-ci, Gavottes lance en GMS Les Merveilleuses, des petites bouchées gourmandes réalisées à base de brisures de Gavottes, de chocolat et, selon la recette, de caramel. Le groupe propose également une version caramel de sa pâte à tartiner croustillante, lancée en 2015 en version chocolat. « Des innovations indispensables pour montrer notre dynamisme et notre capacité créative à tous nos clients, qu’ils soient Français ou étrangers. Notre ambition est de devenir le spécialiste mondial du biscuit prémium breton, crêpes dentelle, palets et galettes », précise Jérôme Tacquard.

Ambition de développer l’export à 50 % de ses ventes

Gavottes génère 11 millions d’euros de chiffre d’affaires (68 M€ pour le groupe Loc Maria Biscuits), dont 50 % sont réalisés en GMS (50 % MDD et 50 % à marque), 25 % à l’export et 25 % se répartissant entre le BtoB, les cafés-hôtels-restaurants et les cinq boutiques d’usine. Les dirigeants du groupe ambitionnent de développer l’export à 50 % du chiffre d’affaires d’ici à 2020, sur trois zones : l’Amérique du Nord, l’Asie et le Moyen-Orient.

Depuis septembre 2015, un bureau commercial a été installé à Philadelphie et un autre devrait ouvrir ses portes très prochainement dans une des deux zones cible restantes sur laquelle le groupe ne souhaite pas encore communiquer. « Aux États-Unis, notre premier client est la chaîne d’hypermarchés Costco avec sa marque Kirkland. Nous sommes même en cosignature avec notre marque Gavottes sur les packagings depuis un an », explique Sophie Heiderich, directrice de production.

En France, Gavottes soigne aussi sa communication avec des opérations de parrainage en local comme le festival des Vieilles Charrues de Carhaix en juillet, mais également avec des opérations d’affichage nationales, prévues dans toutes les grandes villes de l’Hexagone en novembre. Enfin, du 18 au 24 septembre prochains, Gavottes ouvrira à Paris, rue Française dans le IIe arrondissement, sa première boutique éphémère (pop-up store), parrainée par Pierre Hermé. Toute la semaine, les Parisiens pourront découvrir et déguster les produits, assister à des ateliers ou à des cours de cuisine.

Une usine écoconçue

En plus d’être équipée des dernières technologies, l'usine Gavottes de Lanvallay a été conçue pour respecter l’environnement. Bilan carbone, diminution de la consommation énergétique, tri et recyclage des déchets, sensibilisation aux écogestes… Des panneaux photovoltaïques devraient être installés courant juin et une station d’épuration devrait être opérationnelle cet été. Gavottes s’efforce aussi de faire des choix responsables pour ses matières premières : 70 % d'origine France et chocolat certifié UTZ.

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