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Les distributeurs au rendez-vous

Les promotions de janvier battent leur plein pour le porc français. La fin prochaine des mises en avant n’inquiète pas, l’offre étant faible à tous les maillons de la filière.

Lancées le 29 décembre 2016, mais concentrées sur les premiers jours de janvier, les promotions 2017 sont nombreuses et attractives, estime Paul Rouche, directeur délégué de Culture Viande, avec des côtes de porc en caissette proposées entre 2 et 2,50 €/kg. Des tarifs jugés très bas au regard du prix du fond de rayon (autour de 7 €/kg), preuve si besoin en était que, selon lui, « la distribution profite pleinement de cette période non encadrée en termes de prix de vente ». Bien que nécessaires pour réveiller le commerce, de telles mises en avant freinent la valorisation de la carcasse et, surtout, entretiennent auprès du consommateur l’image de viande bon marché, regrette Paul Rouche ; « la bataille entre enseignes reste très forte et les promotions ne se font toujours que par le prix, pas par la qualité ni l’origine (France ou régionale, ndlr) ».

Une filière sereine

Alors que le coup de feu s’estompe déjà, la filière reste sereine. L’offre est mesurée avec des stocks au plus bas, en élevage comme dans les frigos. À l’accalmie de la demande intérieure devrait suivre une relance de l’export. De quoi soutenir les cours. La tenue de la demande sera toutefois à surveiller. Un rebond paraît peu probable en France, pour le porc frais comme pour les charcuteries, bien que celles-ci soient susceptibles de profiter de l’étiquetage de l’origine de la viande. Les espoirs reposent cette année encore sur l’export, avec des besoins asiatiques – et en premier lieu chinois – qui devraient rester toniques. Seule zone d’ombre, un très probable regain de concurrence des États-Unis.

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