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« Les Chinois achètent une huître française 5 euros ! »

Philippe Le Gal, président du Comité national de la conchyliculture (CNC).
© CNC

Les Marchés Hebdo : Le marché chinois s’ouvre officiellement aux coquillages français, quelles sont les perspectives ?

Philippe Le Gal : Tout dépend des produits. On peut envisager des envois en frais (huîtres) ou en congelé (moules, coques…). Mais la France importe déjà la moitié de sa consommation de moules, les perspectives sont donc limitées. Peut-être durant la saison, en mettant en avant les signes de qualité de la moule de bouchot. Les productions de coques et palourdes sont aussi modestes, 2 000 à 3 000 tonnes chacune.

LMH : Pour quel coquillage cette ouverture est-elle cruciale ?

P. L. G. : Les huîtres. On expédie déjà des huîtres fraîches en Chine, les flux seront officialisés. En deux ans, on est passé de 0 à 4 000 tonnes. Certes, la Chine est le premier producteur d’huîtres au monde, mais les nôtres sont d’une qualité sanitaire qui permet de les manger crues, et les riches chinois sont prêts à les payer 5 euros la pièce ! Les huîtres bénéficient de l’image de luxe de la France. Nous en produisons 120 000 à 130 000 tonnes par an, dont 10 % sont exportées, notamment vers l’Italie. Mais la demande de l’Asie, notamment Hong Kong, Singapour et Shanghai, est très dynamique. Les huîtres sont un des rares produits de la mer avec une balance commerciale positive, à 80 millions d’euros.

Propos recueillis par Virginie Pinson

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