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RSE
L’emballage plastique entre inquiétudes et volontarisme

Les industriels de l’emballage plastique et souple, présents en France, s’inquiètent de la réduction des usages alimentaires mais s’engagent dans l’économie circulaire.

En France, 12% des matières plastiques employées dans l'alimentaire sont recyclées et 2% sont biosourcées.
© Inra

Elipso, l’association professionnelle représentant les fabricants d’emballages plastique et d’emballages souples en France, ne peut que déplorer deux points de la loi Agriculture et Alimentation venant d’être adoptée. L’un programme l’interdiction au 1er janvier 2020 des couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers et boîtes en matière plastique. L’autre met fin, au plus tard au 1er janvier 2025, à l’utilisation de contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique dans les services de restauration collective des établissements scolaires et universitaires ainsi que des établissements d’accueil des enfants de moins de 6 ans.

L’organisation constate aussi la stagnation du marché agroalimentaire des emballages plastique rigides ou souples, qui représente près de 68 % de l’activité de cette industrie.

Le recyclage se renforce en Allemagne

Pour sa conférence de presse annuelle du 9 octobre, Elipso avait convié son homologue allemande, Industrievereinigung Kunststoffverpackungen (IK). Si l’industrie française de l’emballage plastique et de l’emballage souple est constituée de 320 entreprises pour un chiffre d’affaires annuel de 8,1 milliards d’euros, l’industrie allemande, plus concentrée, regroupe plus de 300 entreprises pour un chiffre d’affaires de 14,5 milliards d’euros.

L’Allemagne produit 23 % du volume européen d’emballages plastique. IK a présenté une « organisation efficace » de la collecte et du recyclage, dans ce pays où le tri sélectif atteint 75 % des emballages et où le taux de recyclage atteint la moitié du volume distribué. La presque totalité du polytéréphtalate d'éthylène (PET) en particulier, y est recyclée et 26 % des bouteilles en PET produites (en 2015) sont constituées de matière résine recyclée (rPET).

Sur le total des emballages plastique d’Allemagne, la part du recyclé est de 9 %. Il semble que l’industrie allemande de l’emballage plastique accueille avec sérénité la nouvelle loi fédérale sur l’emballage devant s’appliquer au 1er janvier 2019. Cette loi instaure un minimum de critères pour l’évaluation de la recyclabilité des emballages. Elle élève les objectifs de recyclage pour tous les matériaux (hors consigne) et celui du taux de bouteilles réutilisables, fixé à 70 %.

L’industrie allemande de l’emballage en plastique espère atteindre ces objectifs en améliorant la conception en vue du recyclage, encourageant un meilleur tri des citoyens, espérant aussi la consolidation des circuits de collecte et de recyclage, visant l’amélioration de la qualité des emballages recyclés.

R&D et partenariats en France

Les industriels français ne sont pas en reste. Une enquête parmi eux d’Elipso réalisée cette année a recueilli 60 % de réponses, quasiment toutes en faveur de l’économie circulaire. 98 % des répondants ont l’intention d’intensifier leurs actions dans ce sens : efforts de R&D pour accroître l’utilisation de matières recyclées et/ou biosourcées ; développement d’activités ou de partenariats pour viser un recyclage de qualité. Le tableau français n’est pas mauvais, les matières premières employées étant recyclées pour 12 % et biosourcées pour 2 %.

Vers une norme Iso de l’économie circulaire

Une nouvelle notice pratique du développement durable et de l’économie circulaire est parue ce mois d’octobre dans la collection Afnor. Nommée XP X30-901, elle recouvre les sept domaines de l’économie circulaire : approvisionnement durable, écoconception, symbiose industrielle, économie de la fonctionnalité, consommation responsable, allongement de la durée d’usage, gestion efficace des matières ou produits en fin de vie. Les pays siégeant à l’Organisation internationale de normalisation (Iso) ont approuvé la création d’un comité technique sur le sujet (l’Iso TC 323), sous animation française.

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