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Légère baisse des prix en blé tendre et maïs

Semaine du 3 au 10 octobre. Les prix du blé tendre ont cédé 1 euro la tonne (€/t) sur le rendu Rouen sur la semaine, en phase avec les cotations sur Euronext. La demande internationale est porteuse, mais les volumes mondiaux restent abondants. Si la parité euro/dollar devient plus favorable pour les exportateurs, la concurrence du blé d'origine mer Noire reste rude. La Commission européenne a rehaussé de 1 million de tonnes sa prévision pour les exportations de blé européen à 27 millions de tonnes (Mt) pour la campagne en cours, mais elle a aussi accordé un nouveau quota d’importation de blé tendre ukrainien de 65 000 t, portant le total à 1,025 Mt. La consolidation des prix a été cassée par l’amélioration du climat en Argentine et aux États-Unis. Les semis débutent en France avec 8 % de surfaces couvertes en semaine 39 (contre 5 % l’an dernier à même époque). Sur les places françaises, quelques transactions sont signalées en portuaire, tandis que sur l’intérieur, les fabricants d’aliments du bétail (Fab) font des achats de complément.

Des rendements de 100 q/ha en maïs

Les cours du maïs se sont effrités de 1 €/t sur la semaine sur le marché physique français, en rendu Bordeaux. L’avancée de la moisson en France, attendue très abondante, avec 5 % à 15 % des maïs récoltés en semaine 39, contre 9 % l’an passé à même date, a retenu les cours. Les premières coupes en vallée du Rhône confirment les bons rendements attendus par Arvalis (100 q/ha), ce qui joue aussi. La Commission européenne a revu en revanche à la baisse la production pour l’UE à 59,1 Mt, contre 60,8 Mt l’an dernier. Mais elle a réduit de moitié les droits de douane sur l’importation de maïs, à 5,16 €/t, décision applicable dès le 10 octobre. Et encore accordé un quota supplémentaire à l’importation de maïs ukrainien de 625 000 t, portant le volume attribué à ce pays à 1,075 Mt.

Sur les places françaises, amidonniers et Fab montrent de ce fait peu d’empressement. Des affaires en dégagement sont rapportées, mais l’export est arrêté.

En orge de mouture, les cours ont perdu 2 €/t sur la semaine en rendu Rouen. Les fabricants d’aliments du bétail sont acheteurs, mais les vendeurs ne suivent pas. Certains se sont reportés sur le maïs, plus compétitif que l’orge en formulation. Le fourrage est plus demandé à l’étranger. Un nouveau quota d’importation de 325 000 t d’orge ukrainienne a été par ailleurs accordé par l’UE, portant le total pour ce pays à 595 000 t. En France, les semis d’hiver sont faits entre 4 et 14 % en semaine 39 (contre 8 % en 2016), selon Céré’Obs.

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