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Léger retrait des cours des grains

Les bonnes conditions climatiques aux États-Unis, en mer Noire et en Amérique latine ont eu tendance à peser sur les prix des grains. Néanmoins, le déficit hydrique inquiète en Europe de l’Ouest.

Semaine du 18 au 25 avril. Les cours du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs ont quelque peu reculé d’une semaine sur l’autre. L’abondance de l’offre mondiale pèse sur les prix. En blé tendre, des pluies sont tombées sur les plaines américaines récemment, rassurant les opérateurs. En Europe de l’Est, les conditions de cultures sont également bonnes, et les semis de maïs avancent bien. Autre élément baissier, le Maroc devrait bénéficier d’une récolte de céréales record selon le bureau du Département américain à l’Agriculture local (USDA), à 10,2 millions de tonnes (Mt) en 2017-2018 (+200 % par rapport à 2016-2017), dont 4,94 Mt de blé tendre, 2,89 Mt d’orge et 2,33 Mt de blé dur.

En revanche, le déficit hydrique frappe plusieurs pays de l’Union européenne, dont l’Hexagone, générant quelques inquiétudes. Le dernier bulletin de Céré’Obs estime en recul de 4 % entre les semaines 14 et 15 le taux de cultures de blé tendre jugées dans des conditions bonnes à très bonnes, à 85 %. En orges, ce même taux tombe à 78 % (82 % la semaine précédente) pour les variétés d’hiver et à 85 % pour les variétés de printemps (86 % en semaine 14). Les emblavements de maïs sont très bien avancés, achevés à 57 % en semaine 15, contre 9 % l’an dernier à pareille époque.

Mais le déficit hydrique préoccupe également pour le futur développement de la culture. L’observatoire des cultures européennes, Mars, a certes revu à la hausse les rendements des principales céréales entre mars et avril, mais la situation pourrait évoluer si l’insuffisance des précipitations se poursuivait. Dans le détail, les rendements en blé tendre atteindraient pour la récolte 2017 dans l’Union européenne 6,05 tonnes par hectare (t/ha) en avril, contre 6,02 t/ha le mois précédent. En orge, ils s’élèveraient à 4,90 t/ha, contre 4,89 t/ha le mois précédent. Enfin, ceux de maïs sont projetés à 7,13 t/ha ce mois-ci, contre 7,12 t/ha le mois antérieur.

Les vendeurs peu présents

Concernant l’activité sur les places hexagonales, le climat est au centre des discussions. Les vendeurs rechignent à se positionner et veulent en savoir plus sur les conséquences éventuelles du déficit hydrique sur les cultures. Un certain dynamisme des affaires est toujours rapporté dans les ports français en blé tendre et en orge, contrairement au marché intérieur. Les meuniers questionnent sur la récolte 2017, sans emballement. Les fabricants d’aliments sont peu présents sur les marchés du blé tendre, du maïs et de l’orge.

Kévin Cler – La Dépêche-Le Petit Meunier

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