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Oléoprotéagineux
Léger repli des prix du colza sur Euronext

Les prix de l’huile de palme sur Kuala Lumpur restent bas, pesant sur ceux de l’huile de colza et de la graine européennes. Autre élément baissier : le repli des cours mondiaux du pétrole. Le marché physique français, lui, progresse.

Période du 4 au 11 décembre. Les cotations du colza sur Euronext ont connu un léger mouvement de repli sur les sept derniers jours, conséquence du bas niveau de celles de l’huile de palme malaisienne. Les stocks en Asie du Sud-Est restent élevés, et les exportations, depuis la région, réduites. Le Malaysian palm oil board (MPOB) estime une hausse des stocks malaisiens de 10,5 % entre octobre et novembre, pour atteindre 3 Mt, alors que les exportations reculent de 12,9 % sur la même période, tombant à 1,375 Mt. Néanmoins, le 10 décembre, les cours sur Kuala Lumpur ont rebondi, en raison d’une révision à la baisse plus intense que prévu de la production malaisienne par le MPOB. Dans le détail, cette dernière recule de 6 % entre octobre et novembre, à 1,85 Mt, alors que le marché s’attendait à une baisse de seulement 3 %. Néanmoins, un autre élément baissier est venu agir sur le marché du colza européen : le repli des cours mondiaux du pétrole. Bien que les pays de l’Opep se soient mis d’accord sur une baisse de la production planétaire de 1,2 million de barils par jour, le cartel perd de son influence, au profit des États-Unis (désormais pays exportateur de pétrole) opposés à une réduction de la production.

En soja, de nombreuses informations contradictoires se sont immiscées dans les relations entre les États-Unis et la Chine, justifiant le peu d’évolution des cours de la graine sur Chicago d’une semaine sur l’autre. D’un côté, Bloomberg annonce que la Chine va acheter entre 5 et 8 Mt de soja états-unien, potentiel facteur de hausse des prix. Mais de l’autre, l’arrestation d’une responsable chinoise de la compagnie Huawei, sur demande des États-Unis, refroidit les relations entre les deux pays. Les opérateurs attendent la publication du rapport mensuel de l’USDA le 11 décembre au soir, qui ne devrait pas modifier profondément les bilans soja aux États-Unis, selon eux. En France, les primes montent globalement en colza sur le marché physique, à la suite de la proposition de Bruxelles de taxer de nouveau le biocarburant argentin, rassurant les opérateurs européens. La demande des triturateurs est soutenue.

Le tourteau de soja toujours recherché

En tournesol, les cours n’ont pas connu de changement majeur, faute d’élément nouveau. La prime oléique se maintient à un haut niveau, alors que la concurrence en provenance de la zone mer Noire continue de peser sur les prix de la graine standard. En tourteaux, le soja reste attractif en formulation, notamment en Bretagne, au contraire du colza et du tournesol, qui voient leurs prix reculer.

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