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L’économie chinoise pèse sur la tendance du marché

Après avoir évolué dans une fourchette étroite sur des niveaux relativement élevés, les prix du complexe oléagineux ont décroché en début de semaine. Ils réagissent à la publication de mauvais indices pour l’économie chinoise.

Les prix du soja sont partis à la baisse après des semaines d’hésitation. Ils réagissent à la publication de « mauvais » indices économiques pour la Chine, qui impactent l’or et le pétrole et donc par sympathie les oléagineux. Cette baisse reste cependant limitée par les fondamentaux logistiques et climatiques. La soudure qu’on attendait avec appréhension reste toujours le point de tension du marché. En effet, les exportations en provenance des États-Unis atteignent 33,4 millions de tonnes. Le dernier rapport du département américain de l’Agriculture (USDA) du 10 avril confirme la tension des bilans : les utilisations domestiques demeurent stables, conservant 36,7 millions de tonnes de disponible exportable : les 9 % restant à exporter sont donc négligeables. Le Brésil, dont la récolte record est réalisée à environ 75 %, a pris le relais. Cependant, les rythmes d’exportation ne sont pas aussi élevés qu’on pouvait l’espérer : une conjonction de pluies handicapant les chargements et de pression de sortie du maïs ont freiné l’expédition des sojas. Ainsi, les exportations des deux derniers mois ont reculé d’1,3 million de tonnes par rapport à la même période l’année dernière, et reportant les achats sur les États-Unis, pourtant presqu’à sec.
L’arrivée de l’Argentine sur le marché est donc attendue avec impatience. Plus qu’une incertitude sur le volume de production, dont les estimations oscillent dans une échelle large (entre 48 et 52 millions de tonnes selon les analystes), c’est surtout le retard de récolte qu’observent les opérateurs. Car de très lourdes pluies ont repoussé la récolte, portant son avancée à 9 % contre 13 % l’année dernière à la même période, et laissant certaines surfaces impraticables. Cela ne manquera pas de retarder d’autant les exportations. La pression sur les exportations mondiales devrait donc se poursuivre encore jusqu’à mai, date à laquelle on attend les sorties réelles d’Argentine.

Colza : des disponibilités en forte baisse

En ce qui concerne le colza, les dernières statistiques d’échange et d’utilisation continuent de plaider pour un rationnement important en fin de campagne. En février, le volume d’exportation français s’est maintenu par rapport à celui de janvier, et dépasse de plus de 30 000 tonnes celui de février 2012 : il est clair qu’à ce rythme d’exportation les disponibilités vont rapidement se tarir.
Les températures froides enregistrées dans la partie nord de l’Europe ont retardé le développement des cultures de quelques semaines. Cela devrait renforcer la tension au moment de la soudure.

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