Aller au contenu principal

Céréales
Le recul de l’euro permet au blé de repartir en légère hausse

Toujours plombés par des volumes importants et une faible compétitivité, les prix du blé et le maïs ont du mal à progresser, malgré un repli de l’euro en début de semaine. Seuls ceux de l’orge fourragère remontent.

Période du 16 au 23 janvier. Alors que la fermeté de l’euro plombait jusqu’ici la compétitivité du blé français sur le marché mondial, son repli en ce début de semaine a permis aux cours du blé de se raffermir et d’afficher une très légère progression sur la semaine. Pour autant, le marché mondial du blé reste toujours très offert avec une Russie très agressive. Après avoir acheté 115 000 tonnes (t) de blé d’origine russe, l’Égypte est revenue aux achats se tournant vers la même source pour l’achat de 295 000 t supplémentaires. En plus du manque d’attractivité, les cours du blé tendre hexagonal pâtissent de fondamentaux baissiers. Le Conseil international des céréales (CIC) a corrigé à la hausse la production mondiale de blé 2017-2018 à 757 millions de tonnes (Mt) (+8 Mt par rapport aux prévisions de novembre) contre 755 Mt lors de la précédente campagne. Cette progression est due aux corrections des productions respectives de l’Argentine à 16,9 Mt (15,9 Mt en novembre), de l’Australie à 22 Mt (20,5 Mt), de l’UE-28 à 152,1 Mt (151,3 Mt) et de la Russie à 84,9 Mt (83 Mt).

Le stock de report est ainsi revu à la hausse à 254 Mt (249 Mt) contre 241 Mt pour 2016-2017. Notons toutefois que le stock de report pourrait reculer pour la première fois en six ans à la fin de la campagne 2018-2019. Côté climatique, les opérateurs observent l’impact des pluies tombées sur l’ouest de l’Europe, tandis que la Russie et l’Ukraine ont enregistré un net recul des températures. Cette chute ne serait pas dangereuse pour les cultures, avec l’apparition d’un manteau neigeux suffisant. Ces températures hivernales pourraient néanmoins ralentir la cadence des exportations de cette région. Le volume d’affaires sur le marché intérieur est réduit à des achats de complément de la meunerie et de la nutrition animale. L’activité est plus prononcée sur le portuaire.

Bénéficiant d’une bonne demande, l’orge se raffermit

Seule matière première à observer une nette hausse de ses cours, l’orge fourragère bénéficie actuellement d’une bonne demande portuaire. En revanche, le marché intérieur français en consomme très peu actuellement compte tenu d’un prix élevé par rapport au blé fourrager, plus intéressant pour les industriels de la nutrition animale.
Enfin, le maïs, qui génère très peu d’échanges sur le marché physique hexagonal, a perdu quelques euros sur la semaine. Les volumes sont très importants, contrairement à la demande. Notons que le CIC a rehaussé la production mondiale de maïs 2017-2018 à 1 054 Mt (1 040 Mt) et le stock de report à 322 Mt (206 Mt) en raison d’une réévaluation du stock chinois.

Les plus lus

vaches laitières dans une prairie
Vaches laitières : après un an de flambée, les prix vont-ils vraiment baisser ?

Les prix des vaches laitières ont commencé leur escalade il y a un an. Si un mouvement de baisse automnale se fait sentir, les…

Poulets JA787 aux Pays-Bas. © Hubbard
Poulet standard : y-a-t-il une vraie bascule vers le poulet ECC ?

Alors que le poulet standard est le moteur de la croissance de la production en France, LDC et Galliance ont annoncé s’engager…

Poule de réforme en élevage sol
Poules de réforme : comment les abattoirs s’adaptent à la baisse de l’offre ?

Les abattages de poules pondeuses de réformes reculent depuis 2021. Entre grippe aviaire, allongement des durées de pontes et…

drapeau turc
Bovins : la Turquie continue sa décapitalisation, l’Europe en profite peu

Alors que les abattages de bovins continuent de progresser en Turquie faute de rentabilité de l’élevage allaitant et laitier,…

bateau porte conteneur a quai
Bovins : des exportations en baisse de 13 %, des importations en hausse de 6 % au niveau européen

Le solde du commerce extérieur de la filière bovine européenne s’est fortement dégradé au premier semestre 2025, alors que l’…

Gilles Huttepain, Vice-président de l'interprofession Anvol
Le poulet chinois s’impose en Europe, la volaille française alerte

La filière poulet française s’inquiète d’un afflux inédit en provenance de Chine, qui dégage ses surplus de filets de poulet…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio