Le prix du blé tendre gagne 3 €/t en une semaine, le maïs perd 1,5 €/t
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Les prix du blé tendre et de l’orge fourragère se sont appréciés sur le marché physique français, entre le 9 et le 16 février 2026. Les cotations du maïs et du blé se sont repliées d’une semaine sur l’autre, pendant que l’orge de brasserie évoluait irrégulièrement.
Les prix du blé tendre ont gagné du terrain, à l’image du CBOT
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 16 février 2026, à 187,50 €/t sur la période février-mars, gagnant 3 €/t sur la semaine, dans le sillage des marchés à terme européen d’Euronext (+2 €/t sur l’échéance mars) et du CBOT (+20 cts$/boisseau sur l’échéance mars). FranceAgriMer a révisé à la hausse les stocks finaux à 3,05 Mt pour 2025-2026 (contre 2,8 Mt estimées en janvier), en raison d’une baisse de 300 000 t des exportations vers pays tiers, à 7,2 Mt. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 6 (du 3 au 9 février 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 89 % à 91 % pour la récolte 2026 (contre 73 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du blé dur ont reculé, sur un marché couvert
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, valait, le 16 février 2026, 240 €/t sur la période février-mars, perdant 2,5 €/t d’une semaine sur l’autre. Les utilisateurs sont bien couverts sur la fin de campagne. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 6 (du 3 au 9 février 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur sont passées de 93 % à 87 % pour la récolte 2026 (contre 84 % concernant la récolte 2025). Le stade “semis” n’a pas évolué à 94 % pour la récolte 2026 (contre 88 % pour la récolte 2025 et 93 % en moyenne quinquennale).
Les cours de l’orge fourragère ont gagné du terrain
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 16 février 2026, 193,50 €/t sur la période février-mars, gagnant 3 €/t sur la semaine. Et ce, dans le sillage du blé tendre. L'activité est globalement calme en ancienne comme en nouvelle récolte. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 6 (du 3 au 9 février 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont passées de 87 % à 88 % pour la récolte 2026 (contre 68 % concernant la récolte 2025).
Les cotations de l’orge de brasserie irrégulières
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 16 février, à 186 €/t en Faro (variété d’hiver) et en Planet (variété de printemps) sur la période février-juin, respectivement en stagnation et en régression de 0,50 €/t sur la semaine. Le marché est étale, l’écart de prix entre acheteurs et vendeurs étant important. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 6 (du 3 au 9 février 2026), le stade “semis” n’a pas évolué à 30 % pour la récolte 2026 (contre 18 % pour la récolte 2025 et 23 % en moyenne quinquennale).
Les cotations du maïs se sont repliées
Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élevait, le 16 février 2026, à 183,50 €/t sur la période février-mars, perdant 1,50 €/t sur la semaine, dans le sillage du marché à terme européen d’Euronext (-0,25 €/t). Les cours du maïs sur le marché à terme états-unien du CBOT ont quant à eux progressé (+3 cts$/boisseau sur l’échéance mars). Les exportations françaises sur juillet-décembre 2025 ont atteint 2,6 Mt (contre 1,7 Mt l’an dernier sur la même période), d’après FranceAgriMer. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 6 (du 3 au 9 février 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” sont passées de 89 % à 91 % pour la récolte 2026 (contre 73 % concernant la récolte 2025).
FranceAgriMer reprend la publication de son rapport Céré’Obs sur les conditions de culture
FranceAgriMer a repris, le 12 février 2026, la publication de son rapport hebdomadaire Céré’Obs sur l'état des céréales (blé tendre, orge d'hiver, blé dur, orge de printemps, maïs grain), du semis à la récolte. Pour la semaine 6 terminée au 3 février 2026, les conditions de cultures bonnes à très bonnes en blé tendre passent de 89 % à 91 % (73 % en 2025), nettement en avance donc. Le stade début tallage passe de 88 % à 92 % (79 % en 2025 et 87 % sur la moyenne 5 ans). Le stade épi 1cm débute à 1 % (0 % en 2025 et 0 % sur la moyenne 5 ans). Pour l’orge d’hiver, les conditions de culture bonnes à très bonnes progressent de 87 % à 88 % (68 % en 2025). Le stade début tallage passe de 95 % à 96 % (90 % en 2025 et 96 % sur la moyenne 5 ans). En ce qui concerne l’orge de printemps, le stade semis est stable à 30 % (18 % en 2025 et 23 % sur la moyenne 5 ans). Le stade levée passe de 28 % à 29 % (15 % en 2025 et 16 % sur la moyenne 5 ans) alors que le stade début tallage passe de 6 % à 7% (3 % en 2025 et 7 % sur la moyenne 5 ans). Pour le blé dur, les conditions de culture bonnes à très bonnes reculent de 93 % à 87 % (84 % en 2025). Le stade semis est stable à 94 % (88 % en 2025 et 93 % sur la moyenne 5 ans). Le stade levée passe de 93 % à 94 % (87 % en R2025 et 93 % sur la moyenne 5 ans). Le stade début tallage passe de 60 % à 67 % (53 % en R2025 et 71 % sur la moyenne 5 ans). Le stade épi 1cm débute à 1 % (0 % en 2025 et 2 % sur la moyenne 5 ans).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.