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Le porc bio appelle l’État au secours

Le porc bio en France est en crise. Les professionnels demandent un plan d’aides d’urgence à l’État.

© D. Poilvet

Les représentants des producteurs de porcs bio en France ont plaidé en octobre, auprès du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, un plan d’aide d’urgence pour soutenir leur filière en crise.

L’offre est en effet supérieure de 25 à 30 % à la demande et les groupements et coopératives n’ont pas d’autre choix que de réduire la voilure. Certains déclassent même une partie de leur production.

Le porc bio concerne 703 éleveurs en France pour 19 300 truies (1 000 en conversion) : 400 en vente directe avec 10 % des truies, 300 en filière longue, les plus concernés par la crise.

Les courbes de l’offre et de la demande se sont croisées il y a deux ans déjà. La production de porcs bio a été multipliée par deux entre 2017 et 2021 (282 000 porcs charcutiers en 2021), mais la demande s’est tassée. Les opérateurs avaient trouvé en l’Allemagne un marché de substitution. Mais il a fini par se tarir cet été, rattrapé par la baisse de la demande.

Devant le ministère, les représentants de Forebio (fédération de 19 organisations économiques bio dont 4 en porc) et la Coopération Agricole ont demandé un plan en trois points :

  • 1- un plan de cessation d’activités d’environ 90 éleveurs proches de la retraite (25 à 30 millions d’euros.)
  • 2- la déconversion momentanée de producteurs, le temps que le marché se redresse (42 millions sur cinq ans).
  • 3- le soutien aux organisations économiques fragilisées par la crise (16 millions d’euros). Début novembre, le ministère n’avait pas répondu à leur demande.  

 

 

 

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