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Agrial continue d’investir dans les productions animales

Ayant dépassé les 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2022 grâce à l’inflation, le groupe coopératif normand Agrial veut appuyer sur les investissements réalisés pour soutenir les productions animales.

Portrait des deux dirigeants du groupe Agrial
Ludovic Spiers, directeur général et Arnaud Degoulet, président du groupe Agrial, le 12 juin au sein de l'usine Maître Jacques à Rennes (35) pour la présentation des résultats annuels du groupe
© Agrial

En 2022, le groupe Agrial a réalisé un chiffre d’affaires de 7,2 milliards d’euros, en progression de 1 milliard d’euros, en raison de l'inflation, tandis que son résultat net est resté stable à 62 millions d’euros (+0,9%).

Situation « totalement nouvelle » pour le groupe coopératif normand, il a connu une baisse de 2% de ses volumes commercialisés sur l’ensemble de l’année, avec même une chute de 5% en fin d’année 2022. Si ses activités légumes et boissons ont souffert, les productions laitières ont tiré les activités agroalimentaires du groupe. Quant à la viande, « elle a été au rendez-vous, mais sans plus », a commenté Ludovic Spiers, directeur général d’Agrial, lors d’une conférence de presse le 12 juin.

La présentation de son exercice passé a été l’occasion pour le groupe de mettre en avant les investissements réalisés dans les productions animales. « A l’heure de débats sur la souveraineté alimentaire, nous voulons montrer ce que nous faisons pour nos productions animales », a introduit Arnaud Degoulet, président du groupe coopératif.

180 millions d’euros d’investissement

Ainsi, 180 millions d’euros ont été investis par le groupe l’année dernière, dont la moitié pour des projets structurants. Les dirigeants ont notamment évoqué la reconstruction de la fromagerie de Luçon (85). Les capacités de l’usine augmentent de 50%, soit 24 000 tonnes de mozzarella au total. Cette production sera en complémentarité avec la fromagerie d’Herbignac (44), sur laquelle sort chaque année 44 000 tonnes de mozzarella. Mais, le groupe installe également une nouvelle tour de séchage à Herbignac qui devrait entrer en service en 2024, avec en projet de développement d’une activité autour du sérum de fromagerie d’ici à 2025. Jusqu’à présent, le groupe s’est concentré sur le sérum de caséinerie.

Début 2022, le groupe a également lancé le projet de construction d’une seconde usine pour Maître Jacques à Cuisery (71), qui permet depuis janvier 2023 de livrer l’Est et le Sud-Est de la France. « Des investissements ont également été réalisés dans la première usine près de Rennes d’abord sur le bien-être au travail et ensuite sur la robotisation en fin de process et pour le conditionnement », a commenté Ludovic Spiers.

Déploiement d’un système de nanofiltration des eaux usées

Enfin, le groupe a engagé des investissements afin de réalise d’économie d’eau et d’énergie. Une expérimentation est notamment menée sur le site de la brasserie Lancelot (56) consistant à utiliser un système de nanofiltration des eaux usées, appelé « Nereus ». « L’expérience nous permet de passer de 5-7 litres d’eau par litre de bière produite à 1,5 litre d’eau. Notre objectif est évidemment de dupliquer ce système sur les autres usines du groupe », indique le directeur général.

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