Aller au contenu principal

Le Comté fait un pas de plus vers un nouveau cahier des charges

Réunie en assemblée générale le 29 juin dernier, la filière du comté a adopté les nouvelles mesures pour son prochain cahier des charges. Reste la validation des pouvoirs publics.

Les nouvelles mesures de l'AOP Comté définissent les métiers de fromager ou d'affineur.
© CIGC

Après 18 mois de discussion, le Comité interprofessionnel de gestion du comté (CIGC) a adopté les nouvelles mesures entrant dans son prochain cahier des charges lors de son assemblée générale à Poligny, dans le Jura, le 29 juin dernier. L’objectif de la filière reste de préserver son identité, en intégrant de nouveaux critères de production, environnementaux ou de bien-être animal. Le comté veut conserver la valorisation qui a fait la renommée de l’AOP, notamment en travaillant sa différenciation. « Nous sommes conscients que nos propositions vont bousculer nos interlocuteurs à Paris et à Bruxelles. Mais face à des démarches marketing de produits industriels qui préemptent de plus en plus les valeurs des fromages d’appellation d’origine, il est indispensable que nous puissions réagir », explique Claude Vermot-Desroches, président du CIGC.

Le nouveau cahier des charges prévoit notamment la limitation de la taille des fermes à 1,2 million de litres de lait, l’intégration plus affirmée de mesures environnementales et de bien-être animal tel qu’un espace d’au moins 6 m2 par vache pour manger et se coucher. Pour préserver le tissu de fruitières, spécificité de la filière, l’encadrement de la croissance des ateliers est prévu selon des modalités encore à définir. Les discussions vont désormais débuter avec les pouvoirs publics nationaux et européens afin que ces mesures soient pleinement intégrées dans le nouveau cahier des charges du comté AOP.

Anne-Sophie Le Bras

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio