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Le commerce mondial des poudres de lait écrémé au plus bas en 7 ans

Alors que le marché du beurre s’est emballé durablement, que le marché mondial du fromage fait l’objet d’une compétition acharnée, le marché de la poudre de lait, lui se montre assez calme et insipide.

poudre de lait
Les cours français évoluent dans un tunnel de prix entre 2 300 € et 2 600 €/tonne depuis 15 mois,
© Réussir Archives

Les échanges mondiaux de poudre de lait écrémé ont atteint, en 2024, un plus bas niveau depuis 2017. Ils ont reculé de 3,4 % par rapport à 2023, calcule Ever.Ag. 

Lire aussi : Le prix du beurre à un plus haut en 4 mois

Moins de demande de poudre de lait écrémé

Le marché a été plombé par le recul de 25 % des importations de la Chine, à 220 000 tonnes. Les achats chinois de poudre de lait écrémé européenne ont même chuté de 57 %. Le Mexique, premier acheteur mondial de poudre de lait écrémé avec 391 000 tonnes était aussi en retrait de 6 % sur un an. Le Moyen-Orient affichait une baisse de 9 %, gommant la petite reprise en Asie du sud-est (+2 %, tirée par l’Indonésie et les Philippines) et en Afrique du Nord (+10 %, grâce notamment à la hausse des achats algériens). 

Lire aussi : Fromage : les États-Unis leader à l’export, confiants malgré la guerre commerciale

Les exportateurs mondiaux en retrait

Les trois premiers exportateurs de poudre de lait écrémé étaient en retrait en 2024, avec une baisse de 7,7 % pour les États-Unis (à 747 000 tonnes), de 7,6 % pour l’Union européenne à 717 000 tonnes et un recul plus léger pour la Nouvelle-Zélande à 443 000 tonnes. L’origine UE domine toujours en Afrique et au Moyen-Orient. A noter que les exportations turques de poudre de lait écrémé ont quadruplé l’an dernier à 22 200 tonnes, principalement vers l’Afrique du Nord. 

Un marché français peu volatil

Les cours évoluent dans un tunnel de prix entre 2 300 € et 2 600 € la tonne depuis 15 mois, dans un marché peu évolutif.

Les exportations françaises résistent

Le manque de dynamisme de la demande export pèse sur le marché, d’autant plus que l’Algérie privilégie ostensiblement les offres d’Europe de l’Est aux poudres françaises alors que les tensions géopolitiques sont loin de s’améliorer. Ainsi en 2024, les expéditions françaises vers l’Algérie ont chuté de 33 %. Une baisse qui a été néanmoins compensée par les bonnes performances en Libye (plus que quadruplé), au Maroc (+32 %) et en Égypte (+48 %). Au total, nos exportations progressaient de 1,5 % l’an dernier, selon les données des douanes relayées par FranceAgriMer.

Sur le marché intérieur la demande souffre du retrait des chocolatiers et biscuitiers. Le chocolat au lait et le chocolat blanc doivent contenir au moins 14 % de lait, la plupart du temps sous la forme de poudre de lait. Un chocolat au lait « extra » contient lui au moins 18 % de lait. Or la flambée des cours du cacao entraîne une baisse des volumes et des changements de recettes. 

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