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Le cacao, le sucre et le café creusent leurs pertes

© Stéphane LEITENBERGER

Le prix du sucre est tombé lundi dernier à New York à son plus bas niveau depuis début janvier, à 19,91 dollars la tonne de sucre brut pour livraison en mai, tandis que le sucre blanc pour livraison en mai échangé à Londres ne décollait pas. Les courtiers semblent concentrés sur la possibilité d’une importante production pour la saison qui s’apprête à débuter, ignorant ainsi le fait que l’offre à court terme est tendue.

Les cours du cacao ont, pour leur part, poursuivi leur dégringolade, tombant mardi à Londres à un plus bas depuis fin juillet 2013, à 1 537 livres sterling la tonne, et mercredi à New York à son niveau le plus faible depuis fin octobre 2008, à 1 890 dollars la tonne, du fait de la spéculation. Les estimations de production pour l’Afrique de l’Ouest sont élevées et robustes pour l’Asie du Sud-Est, alors que cette région se remet d’une période de sécheresse l’an passé. Les investisseurs sont passés en nombre à la vente du fait d’attentes d’une hausse considérable de l’offre de cacao alors que le marché devrait déjà être en surplus sur la saison 2016-2017 qui s’achève, et ce même si les données sur les cargaisons au départ des ports de Côte d’Ivoire ne confortent pas ces spéculations qui pourraient bien être déçues. La demande de cacao pourrait s’avérer étonnamment haute du fait des prix peu élevés. Mais les prix bas sont aussi en mesure d’impliquer une baisse de l’offre sur le marché, les producteurs préférant attendre une remontée des cours. Ces derniers se sont d’ailleurs un peu repris en fin de semaine, soutenus par des informations faisant étant d’un mouvement de grève des travailleurs du secteur du cacao contre les bas salaires.

Le marché du café reste sous une pression vendeuse du fait de prévisions météo favorables pour le développement des caféiers, dans tout le nord du Brésil. Le prix du robusta pour livraison en mai est tombé mercredi à Londres à 2 116 dollars la tonne.

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