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Bien-être animal
L’AEBEA travaille sur un étiquetage bien-être pour le porc

Alors que l'étiquette bien-être animal prend de l'ampleur en volailles de chair, l'Association Etiquette Bien-Être Animal travaille sur le référentiel technique pour la filière porcine. Les discussions se poursuivent entre États membres de l'UE pour une future harmonisation.

© V. R.

Alors que l’Allemagne a rendu obligatoire l’étiquetage bien-être animal pour sa filière porcine, l’UE entend avancer sur la thématique, où la France entend jouer un rôle important, à l’heure où le pays est à la tête de la présidence européenne. Courant avril, la Commission européenne s’est exprimée sur le sujet et souhaite développer un étiquetage sur tous les produits animaux de tous les États membres. « 90 % des consommateurs européens sont favorables à un tel étiquetage, estimant qu’ils seraient mieux informés sur les conditions de traitement des animaux », souligne Agathe Guignoux, chargée d’affaires publiques et juridiques de CIWF France, lors d’une conférence de presse le 10 mai 2022. L’association Etiquette Bien-Être Animal (AEBEA) travaille aujourd’hui sur la mise en place d’une étiquette sur les références de viande de porc qui devrait être déployée à partir de fin 2022. « Nous sommes en train de construire le référentiel technique qui comportera plus de 300 critères, contre 235 pour celui des volailles de chair », précise Louis Schweitzer, président de l’AEBEA. Les problématiques de castration et de caudectomie seront notamment abordés dans le futur référentiel.

Si les pays historiques de l’UE poussent pour généraliser une telle démarche, les pays de l’Est « qui jouent les premiers prix » sont quant à eux plus réticents. L’étiquetage bien-être animal implique une traçabilité sur l’ensemble de la filière, dont la mise en place demande des investissements.

Des audits bien-être annuels

« L’étiquetage bien-être animal pour le poulet en France est le meilleur système mis en place dans toute l’Europe, se réjouit Louis Schweitzer. Préciser le mode d’élevage sur le produit fini ne donne pas une idée complète du bien-être animal. Il faut aussi prendre en compte ce qu’il se passe dans les couvoirs, dans les transports et dans les abattoirs ». Un éleveur français de volailles de chair sur trois a rejoint la démarche de l’AEBEA aujourd’hui. Tous les maillons de la chaîne sont audités annuellement aux frais des producteurs, tandis que l’association finance des sur-audits non annoncés. Enfin, l’étiquetage bien-être animal « arrivera d’ici quelques temps dans la filière volailles-œufs, et devrait être plus facile à déployer que pour le porc », indique Louis Schweitzer.

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