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Cotations
La stratégie du porc danois est-elle payante ?

Les exportations de viande de porc danoise reculent. Le pays espère se tourner vers le marché communautaire. Cependant, il rencontre de nombreuses difficultés.

Elevage porcin. Production porcine.  Porcelets sevrés.
© Claudine Gérard

À contre-courant des autres places européennes, le cours danois a affiché une nouvelle hausse de quatre centimes cette semaine et a atteint 1,85 €/kg. Il augmente depuis la semaine 12 mais reste en deçà de celui de ses principaux concurrents. Le porc danois essaie de trouver sa place sur le marché communautaire. La pandémie de covid-19 et la politique chinoise à la suite de la peste porcine africaine ont contraint le Danemark à faire davantage cap sur l’Union européenne. Les exportations, vers la Chine, se sont contractées de 29 % entre 2021 et 2022, d’après Ami.

Plusieurs difficultés

Cependant, la stratégie danoise se heurte à plusieurs difficultés. Premièrement, « le marché européen [est] déjà bien approvisionné », a indiqué le Marché du porc breton (MPB). En second lieu, le Danemark a misé sur de fortes capacités d’abattages alors que les effectifs de porcs étaient en retrait de 5,2 % en un an au 1er avril 2022 avec 12,65 millions de têtes. Le pays est donc confronté « à une surcapacité des abattages qui coûte à présent très cher aux entreprises », a ajouté le MPB. Danish Crown procède par conséquent à une restructuration du groupe en fermant plusieurs abattoirs. Le dernier, à Saeby, employait 800 personnes pour une activité hebdomadaire de 48 000 porcs, d’après le MPB. Plus tôt dans l’année, c’est l’usine d’Essen en Allemagne qui avait fait les frais de cette réorientation du marché.

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