Aller au contenu principal

Porc
La Sirepp a une expérience de plusieurs années

Depuis six ans, la Sica régionale des producteurs de porcs partage avec les Abattoirs des Crêts et le fabricant d’aliments Soreal un système de lissage des prix. Un bon point de départ pour contractualiser.

Le prix à l'éleveur dépend du prix de l'aliment et du MPB.
© Claudine Gérard

Il ne fait pas de doute pour Thierry Thenoz, producteur de porcs et président de la Sica régionale des producteurs de porcs (Sirepp), que son groupement est précurseur en matière de contractualisation. « Notre originalité a été il y a sept ans d’avoir mis autour de notre table les producteurs d’aliments et un groupe d’abattage », dit-il. Même si le plus important à ses yeux a été « d’avoir créé un espace de dialogue », l’accord de prix dit « tunnel », qui lie les trois échelons devrait, selon lui, faire école.

Annuellement, environ 200 000 porcs sont livrés sous contrat

Le fondement de cet accord est un engagement en volume auprès du fabricant Soreal (l’aliment porc représentant le quart du volume de son site local de Vonnas, dans l’Ain) qui « lui permet d’anticiper et d’optimiser ses achats de matières premières », explique Thierry Thenoz. L’aliment représente près des trois quarts du coût de revient du porc. Le prix payé aux éleveurs est fondé sur les indicateurs du prix de l’aliment et le prix du marché au cadran du porc.

Le principal abattoir client est celui des Abattoirs des Crêts, à Bourg-en-Bresse, qui abat 6 000 porcs par semaine. Annuellement, environ 200 000 porcs sont livrés sous contrat conformément à l’accord, selon Thierry Thenoz. Ce dernier pense que le système trouve ses limites si l’on n’associe pas les clients distributeurs.

Pérenniser les approvisionnements

De son côté, l’abattoir a dû verser le plus souvent un complément de prix aux éleveurs. « On s’y retrouve sur le long terme, affirme le directeur du site, Christophe Bernigaud, le système sert surtout à pérenniser les approvisionnements dans la région. Le bon sens veut que les prix du porc soient linéaires sur douze mois. » Christophe Bernigaud estime que l’accord n’est pas une gêne pour la commercialisation.

La viande du porc abattu à Bourg-en-Bresse est à 80 % vendue aux salaisonniers, en particulier de Franche-Comté, et à d’autres transformateurs, ainsi qu’expédiée vers les pays tiers. Seuls 20 % sont vendus comme viande fraîche. « Nous faisons du bon travail avec une enseigne », confie-t-il.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio