Déclaration des pêches La filière thonière française inquiète d’une évolution réglementaire

- - 2 min
Les 22 navires thoniers français ont pêché 116 000 t de poissons en 2019. Crédits : © S. Goujon

Représentée par Orthongel, la filière thonière française milite pour la révision d’un article du règlement contrôle européen pour continuer à déclarer leur pêche sur toute la cargaison, sans distinction des espèces. Ce dossier sera débattu au Parlement européen à partir du 9 mars avant d’être discuté à la Commission européenne et au Conseil des ministres. Pour les espèces sous quotas (Albacore dans l’Indien, Patudo en Atlantique), l’Europe réclame des pêcheurs d’être au plus près de leurs droits de pêche dans leurs captures, espèce par espèce, avec une marge de tolérance de 10 %. Dans la plupart des cas, cette obligation ne pose pas de problèmes. Les navires pèsent chaque espèce sous criée lors du débarquement. Il en va autrement pour les thoniers -22 navires français dans trois armements (CFTO, Sapmer, Via Océan) pour 116 000 tonnes de captures en 2019, 91 000 tonnes en 2020, année Covid-19-, dont les volumes pêchés et congelés immédiatement à bord empêchent de peser le poisson espèce par espèce, quand les individus sont mélangés. « En contrepartie, nous proposons la pesée par un tiers indépendant au débarquement, avec un échantillonnage des espèces », explique Michel Goujon, directeur d’Orthongel. S’ils n’étaient pas entendus, les professionnels craignent des restrictions à l’exploitation. La flottille thonière espagnole, la première en Europe devant la France, est également concernée. 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires