Aller au contenu principal

Des stocks à un niveau historique
La filière française du canard à rôtir appelle à l’aide

Les professionnels du canard à rôtir ont perdu 70% de leurs débouchés, selon Anvol.
Les professionnels du canard à rôtir ont perdu 70% de leurs débouchés, selon Anvol.

« C’est un fleuron de la gastronomie et du savoir-faire de l’élevage français, particulièrement présent en Pays de la Loire et en Bretagne, qui est en train de disparaître », s'alarme l’interprofession volaille de chair (Anvol) dans un communiqué à propos des difficultés querencontre la filière française du canard à rôtir. Avec l’arrêt de la restauration et la chute de la demande internationale, « plus de 70% des débouchés » des professionnels ont disparu, affirme Anvol. « Les stocks d’invendus sont à un niveau historique et les lieux de stockage saturés », poursuit l’interprofession qui pointe des risques de dépôt de bilan chez les éleveurs, accouveurs et abatteurs. « Plus de 35% des éleveurs et ateliers de reproduction pourraient faire faillite d’ici l’été, tandis que les autres continueraient à travailler à perte durant un minimum d’un à deux ans », estime Anvol. Des dépôts de bilan pourraient aussi intervenir au niveau des abattoirs et des couvoirs spécialisés d’ici la fin de l’année, prévient l’interprofession.

En attendant que la restauration reprenne, Anvol appelle les distributeurs à mieux mettre en avant les produits estampillés « volaille française », à accepter un plan d’actions de promotion d’urgence et à renforcer la présence de ces produits dans les réseaux drive, e-commerce et magasins de proximité. La filière demande aussi aux pouvoirs publics d’adapter les mesures du fonds de solidarité et du chômage partiel à la singularité de ses acteurs et une aide au stockage privé.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde pour protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio