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Pour pérenniser leurs activités et satisfaire aux exigences de la transition agro-écologique
La filière des tomates d’industrie demande une revalorisation de quelques centimes

Les organisations de producteurs de tomates destinées à la transformation (APAAF, APTO-2, Terres du Sud Fruits et Légumes et Valsoleil) en appellent « fortement et justement » à plus de responsabilité dans les négociations commerciales en cours. Estimant que « la valorisation actuelle de leur tomate n’est pas alignée sur les coûts engendrés », les producteurs de tomates d’industrie attendent « des responsables et acteurs de la grande distribution une juste rémunération de leur production, de sa qualité, et des efforts quotidiens qu’ils réalisent afin de répondre aux attentes environnementales et sociétales ». Ils ne demandent que « quelques centimes d’euros pour redonner une viabilité économique à toute une filière de production ». Ils prennent l’exemple du ketchup : « Dans un kilogramme de ketchup vendu en moyenne 3,40 euros au consommateur, il y a, suivant les recettes, 1,5 à 2 kilogrammes de tomates fraîches qui sont payées aux producteurs entre 12 et 16 centimes. Une augmentation des prix par la grande distribution de 2 à 3 centimes par kilogramme de ketchup ou de sauce permettrait à l’ensemble des acteurs de la filière tomate transformée de pérenniser leurs outils de production agricole, de transformation agroalimentaire, et de renouveler ainsi les générations », arguent-ils. Cette augmentation ne constituerait qu’une hausse de 10 à 15 centimes à l’année pour le consommateur, soit 1 centime par mois, estiment-ils.

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