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La filière cunicole bride son offre

Le marché français du lapin entame sa traditionnelle accalmie printanière. La filière tente de maîtriser son activité afin de préserver l’équilibre de son marché.

Alors que le début d’année s’est avéré des plus difficiles pour la viande de lapin, avec des achats des ménages en chute libre (-12,1 % sur un an en cumul du 26 décembre au 16 avril selon FranceAgriMer-Kantar Worldpanel), le ralentissement saisonnier de la consommation s’est d’ores et déjà amorcé. La demande marque le pas depuis la seconde quinzaine d’avril, alors que l’offre reste large. De quoi entraîner un recours plus franc à la congélation, des dégagements à bas prix et des retards d’enlèvement dans les élevages. Le début du mois de mai a été un peu moins morose, grâce à des promotions en grande distribution qui ont d’autant plus trouvé écho auprès des consommateurs que le climat s’est au même moment dégradé. Le calme s’installe désormais plus franchement et aucune relance n’est envisagée avant l’automne.

Baisse annoncée des volumes

Face à ce déclin saisonnier de la demande et afin de préserver au mieux l’équilibre précaire de son marché, l’amont de la filière affiche la volonté de restreindre son offre. Les organisations de producteurs tentent de limiter leurs volumes de la fin avril à la fin août, via une diminution ou le décalage des inséminations artificielles, ou par le recours à des sauts de bande, certains éleveurs n’inséminant pas un lot contre un soutien financier des structures qui commercialisent leurs lapins. Si, aux dires de la filière, cette stratégie peine encore à se concrétiser en mai – la plupart des éleveurs préférant limiter leur activité l’été plutôt qu’au printemps –, elle devrait être synonyme de moindres volumes à partir de juin.

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