Aller au contenu principal

CHARCUTERIE
La Charcuterie du moulin va déménager

La Charcuterie du moulin va s’installer, fin juin, dans sa toute nouvelle usine de Cherré-au, à l’ouest de la Sarthe, dans laquelle elle vient d’investir 9 millions d’euros.

Antonio Vaz, directeur de La Charcuterie du moulin. © Y. B.
Antonio Vaz, directeur de La Charcuterie du moulin.
© Y. B.

Pour Antonio Vaz, directeur de l’entreprise La Charcuterie du moulin, la nouvelle usine, dans laquelle il vient d’investir 9 millions d’euros, va lui permettre de reprendre toute la place d’une « charcuterie des années 1970 », en développant les gammes existantes (charcuterie fraîche, saucissons secs, conserves, dont les rillettes appertisées) et en y ajoutant des charcuteries crues (saucisses, merguez, crépinettes…). Positionnée, d’une part, en prestation de service, principalement pour des agriculteurs qui commercialisent leurs porcs en circuits courts, et, d’autre part, pour les rayons traditionnels des GMS. La société veut aussi développer des produits à ses marques en libre-service. Un important travail sur les emballages est d’ailleurs en cours après l’embauche, début 2021, d’un commercial.

Filiale du groupe Bahier avec un actionnariat minoritaire de Vallégrain, l’entreprise sarthoise était depuis 1946 localisée à Saint-Aubin-des-Coudrais, à 6 km de sa nouvelle usine de Cherré-au. Reprise à Bahier, cette ancienne unité désaffectée depuis 2012 a conservé sa charpente et quelques-uns de ses sols dans la partie administrative, mais a été totalement reconditionnée et plus que doublée en taille.

Une capacité de 3 000 tonnes

La charcuterie dispose désormais de 4 600 m2, contre les 2 500 m2 de Saint Aubin. « Nous sommes une petite équipe de trente personnes, et nous comptons en embaucher au moins autant d’ici à fin 2023 pour passer de 6 à 12 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous étions bloqués à 800 tonnes à Saint-Aubin, alors que notre capacité atteint 3 000 tonnes ici. Ne serait-ce que pour le saucisson sec, nous passons de 7 tonnes à une capacité de 200 tonnes. Cette nouvelle usine va nous permettre de répondre à la croissance à deux chiffres que nous connaissons depuis deux ans », détaille Antonio Vaz.

nous allons progresser sur toutes les gammes

Ancien fondateur de la conserverie Cook Inov de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), il connaît bien Vallégrain, et il a rejoint Bahier notamment pour développer La Charcuterie du moulin. « Naturellement, je tiens à développer la partie conserverie qui absorbe 30 % de notre investissement en process, mais nous allons progresser sur toutes les gammes », sourit celui qui reconnaît que les nouveaux locaux sont pensés bien sûr pour la production, mais aussi pour inciter les candidatures. « Nous sommes localisés dans un territoire sous tension en matière d’emplois avec beaucoup de sites agroalimentaires, mais nous offrons désormais de bien meilleures conditions de travail », explique-t-il. Outre la conception des locaux neufs de production, il met ainsi à disposition une cuisine pour les salariés et une salle de pause avec terrasse.

Au total, l’entreprise, qui cherche un repreneur pour ses anciens locaux, a investi 8 millions d’euros pour le bâtiment et 1 million pour le process. « Nous déménageons bien sûr nos équipements, mais nous avons par exemple toute la nouvelle chaîne pour les bocaux, une nouvelle cellule de cuisson/fumoir à deux chariots, un nouvel autoclave, le tunnel de lavage, le surpresseur… », précise Antonio Vaz.

Une intégration locale

Sur les 9 millions d’euros d’investissement, 530 000 euros sont consacrés à la seule épuration avec un prétraitement avant que les eaux ne rejoignent à la fin la station des Ajeux (La Ferté-Bernard). Du côté des déchets de production, le choix a été fait de tenir les bennes de tri à l’intérieur et, donc, sous température dirigée, ce qui favorise aussi l’intégration dans la zone. Pour l’eau, afin d’éviter les aléas du réseau, l’entreprise a fait le choix d’une réserve de 40 m3 et de son propre surpresseur. Enfin, outre les 30 % de la couverture qui seront, dès septembre 2021, recouverts de panneaux photovoltaïques, le site a été conçu pour réduire ses consommations d’énergie, notamment par l’utilisation de panneaux épais d’isolation, et d’un récupérateur d’énergie.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio