Aller au contenu principal

Boulangerie : Bondu, filiale d'Even Distribution, investit un nouvel entrepôt dynamisé par le snacking

Le nouvel entrepôt de Bondu (Saint-Martin des Champs, Finistère) traduit la montée en puissance du réseau Capella (Even Distribution) dans le secteur de la boulangerie-viennoiserie-pâtisserie (BVP), boosté par la tendance du snacking.

(de gauche à droite) Jean-Marie Arnal, DG d’Even Distribution, Vincent Caucheteux, directeur de Capella et François Le Guen, directeur de Bondu, lors de la présentation à la presse du nouvel entrepôt de Bondu (Saint-Martin des Champs, Finistère)
© Fr. J.

2 600 mètres carrés d’entrepôts, 6 000 références en sec, frais et surgelé pour livrer 700 clients, à 95 % des boulangers-pâtissiers du Finistère, des Côtes d’Armor et du Morbihan, 15 millions d’euros de CA l’an passé avec une quarantaine de salariés. Le site construit en 2021 pour 3 millions d’euros qu’Even Distribution a présenté à la presse, le 31 mai, tranche avec la vétusté du bâtiment dans lequel Bondu travaillait jusqu’alors.

C’est avec Bondu qu’Even Distribution (720 millions d’euros de CA et 2 800 collaborateurs dans la restauration commerciale, la BVP, la vente aux particuliers), filiale de distribution alimentaire de la coopérative laitière Even (Ploudaniel, Finistère) est entrée dans le secteur de la BVP. Depuis la branche spécialisée d’Even Distribution s’est étendue par de la croissance externe. D’abord dans l’Ouest jusqu’en Nouvelle Aquitaine, et depuis l’an passé sur le pourtour méditerranéen.

Un chiffre d'affaires de 140 millions d'euros grâce à quatre acquisitions

« Nous avons fait l’acquisition de quatre sociétés en 2022 qui nous permis de plus que doubler notre chiffre d’affaires de 60 à 140 millions d’euros pour un effectif de 700 personnes », explique Vincent Caucheteux, directeur de la branche BVP. Baptisée dans la foulée Capella, elle compte à ce jour sept sociétés et dix sites, des Pme qui ont conservé leur raison sociale. Un vrai bond en avant qui témoigne de la dynamique du snacking dans la BVP.

Six français sur dix consomment chaque semaine des produits de snacking chez leurs boulangers (sandwiches, burgers, pizzas…) ou dans les établissements de restauration rapide, trucks-food, etc. La consommation nomade n’est plus une tendance, mais s’inscrit durablement dans l’offre alimentaire. « C’est précisément pour cette raison que nous développons ce segment », souligne Jean-Marie Arnal, directeur général d’Even Distribution. L’extension dans le Sud devrait y contribuer.

« Les quatre Pme dont nous avons pris le contrôle travaillent ce secteur de façon plus importante que dans l’Ouest, poursuit Monsieur Arnal. De façon générale, les régions littorales sont attractives et la vente à emporter s’y développe plus qu’ailleurs. » La croissance du secteur (+ 20 % à périmètre constant) doit beaucoup à l’essor du snacking chez les clients de Capella. Dans le stock de Bondu, les gammes larges de chocolat, beurre, sucre, etc. voisinent avec les oignons, courgettes et autres solution culinaires en frais et surgelé.

Feuille de route "Ambition 2024"

La phase qui s’ouvre va consister à structurer le réseau en vertu d’une feuille de route « groupe » baptisée Ambition 2024. Sur la table, différentes réflexions : création de plates-formes logistiques sur Capella Nord et Sud ; harmonisation des gammes sur les produits les plus importants ; renforcement de l’offre de produits « snacking » pour accompagner le développement du marché…

Il est également prévu l’extension de l’autre site de Bondu en Ille-et-Vilaine (raison sociale Paviot) pour 2,5 millions d’euros et le remplacement des trois ERP existants par un seul. Les dirigeants de Capella ne donnent aucune indication sur leurs développements futurs. Mais ils ne cachent pas continuer de regarder toutes les opportunités sur le marché.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio